Quand deux gamins... II

Les livres poussiéreux racontent beaucoup de choses.

Quand deux gamins... II

Messagepar Roi Nel » Mar 30 Mar 2021 22:51

Adeline et Arthur s'amusaient sur la place publique de Haut-Richepont. Ils jouaient aux Boucs et aux Elfes avec d'autres enfants. Leur jeu fut soudain interrompu quand un homme monta sur l'estrade dressé le matin même. Un seigneur du Nord, ils leur semblaient. Enfin bref, il haranguait la foule, l'enjoignant à écrire des d'histoires, pleins d'histoires.

Inspirée par ce discours, Adeline s'exclama:

"Et si nous continuions l'aventure de Marmelade et Salsifi ?

- Bonne idée, renchérit Arthur. On va voir Tatie Cunie ?

- OK"

Sitôt dit, sitôt fait.

"Alors les enfants. Nous en étions où ?

-Enfin Tatie Cunie, tu sais bien. Marmelade, Salsifi, Soeur Cunégonde, Reine Claude et la clocharde allaient se faire vendre comme esclave au Roi Nel.

-Oh bien sûr, ma chérie. Quelle tête de linotte, je fais "

Soeur Cunégonde saisit un parchemin et une plume.

"Je suis prête ! On y va, les enfants ?"
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Quand cinq "Danseuses Nomades" se font vendre comme esclaves

Messagepar Roi Nel » Mar 30 Mar 2021 23:38

Sous les ordres du Seigneur Walder, les pirates atteignirent rapidement l'Île aux Forbans avec leurs butins. L'équipage s'occupa immédiatement de vendre et de dépenser ses gains. Le Seigneur Walder, quant à lui, embarqua les cinq "danseuses" pour le palais du Roi Nel.

"Bon Mesdemoiselles, mettons les choses au clair ! Pour vous c'est motus., dit le Seigneur Walder en appuyant un doigt gras sur la bouche de Salsifi. Vous ne mouftez pas. Quoi qu'il arrive. Vous ne mouftez pas. Je me charge de tout. C'est clair ?

-Mais..., commença Marmelade avant de recevoir un gifle.

-Ta gueule, je te dis. Tu me rapporteras plus vivante que morte. Alors pour mon propre intérêt, ta gueule ! C'est clair ?"

Marmelade hocha la tête, des larmes de douleur dans les yeux.

Une fois arrivés au palais, ils durent attendre un long moment. Le Seigneur Walder attendait patiemment. La clocharde se tenait recroquevillée dans un coin en tremblant. Reine Claude faisant les cents pas nerveusement, enfin autant que ses chaînes lui permettait. Marmelade, Salsifi et Sœur Cunégonde se tenait serré l'un contre l'autre sans savoir vraiment quoi faire. Personne n'osait parler.

Enfin le Roi Nel accepta enfin de les recevoir. Le Seigneur Walder lui présenta ses marchandises avec déférence et force de flatterie. Le Roi Nel les examina longuement de ses cruels yeux jaunes en se lissant une moustache de morse teinte en vermillon.

Excédée, Reine Claude s'avança et s'exclama d'un ton énervé:

"Ras les ovaires. J'suis LA Reine Claude, moi. J'sui admirée sur tout le continent, moi. Pour l'gamines faites c'que vous voulez. Mais nous...nous deux...J'pense qu'on peut s'arranger. J'suis Reine, vous êtes Roi. Vous n'voudriez pas risquer un accident diplomatique ?"

Un silence de mort s'installa puis des murmures indignés commencèrent à parcourir la foule des courtisans. Le Seigneur se prit la tête dans les mains, affligé.

Le Roi Nel fronça des sourcils aussi rouges que sa moustache , intensifiant la lueur cruelle de son regard. Il agita une main couverte de bagues dorées en direction d'un garde qui hocha la tête, résigné. Aussitôt deux hommes saisirent Reine Claude et la forcèrent à s'agenouiller et à poser sa tête sur un billot. Un troisième homme s'avança une lame recourbée dans les mains. Il la leva bien haut au dessus du cou de Reine Claude.

"Mais que...?, demanda cette dernière paniquée.

-Tss, tss, fit le Seigneur Walder. Je vous avais dit de la fermer. Vous me faites perdre une jolie somme, là. Tss, tss. Enfin le mal est fait.

- Mais...mais...


- Tss, tss, tss", continua le Seigneur Walder en secouant la tête.

"Cette esclave s'est adressée directement au Roi Nel. Ce qui constitue une insulte mortelle envers sa Majesté. Le jugement a été rendu, l'exécution est immédiate !", déclama l'homme à la lame recourbée avant de l'abattre sur le cou de Reine Claude.

Il fut tranché net et la tête roula au pied d'un Roi Nel dont le sourire aux dents taillés en pointe manifestait sa satisfaction. Marmelade faillit hurler de terreur mais Sœur Cunégonde lui donna un coup de coude qui la rappela à l'ordre immédiatement. Quant à Salsifi, il ranimait qui s'était évanouie dans ses bras à la vue de ce spectacle. Le Roi Nel hocha la tête faisant s'entrechoquer ses boucles d'oreilles en diamants, satisfait de la terreur qu'il inspirait à ces esclaves. Il fit un nouveau signe de main et le corps fut évacué.

Ne perdant pas le nord, le Seigneur Walder s'avança:

" Sire votre sens des lois et la justice, vous fait honneur. Votre réputation transcende les frontière et je constate avec plaisir qu'elle n'est pas usurpée. Mais si nous pouvions revenir à notre affaire. Qu'en dites vous ? Quatre magnifiques danseuses nomades ? Le lot pour seulement 3750 PO.."

Le Roi Nel ne broncha pas et pointa Salsifi et lui faisant signe de danser. Aussitôt on le débarrassa de ses chaines et lui piqua le dos de la pointe d'une lance. Salsifi secoua la tête en tremblant. Il ne voulait pas danser. Le Seigneur Walder le gifla:

"Exécute toi, gamine ! Quand le Roi Nel demande, on obéit ! Ta copine m'a déjà fait perdre assez de flouze comme ça."

Tremblant comme une feuille, Salsifi, se mit à danser exécutant la chorégraphie de "J'irais à Claireroche".

Une fois qu'il eu finit, Le Roi Nel applaudit faisant s'entrechoquer bruyamment ses nombreux bijoux.

"Je prends celle-là ! 938 PO c'est bien ce qui est convenu, mon ami ?


- Mais, Sire, 3750 PO, c'était pour le lot de quatre. A l'unité elles valent leurs 2500 PO. Connaissant votre clairvoyance légendaire, je ne doute pas que vous achèterez les quatre. Ce serait l'affaire du siècle. On n'en parlerait jusqu'à Rudeval.

-Ha.Walder, Walder, vous savez flatter vos clients, Ha. Allez voici vos 938 PO, vous les avez bien mérités,, répondit le Roi Nel en lui lançant une bourse pleine.

- Mais enfin, Sire, je ne peux pas vous laissez le lot pour seulement 938 PO. Vous allez me mettre sur la paille.

- C'est bien pour ça que je ne vous en prends qu'une, mon ami. Je n'ai pas besoin des autres.


- Mais vous passez à côté de l'affaire du siècle. Vous qui êtes reconnues à travers tout Hédarion pour votre sagesse et votre sens des affaires. C'est...c'est...Qu'est ce que je vais faire des trois autres ?

- Disposez en comme vous en voudrez, mon ami ! Retirez-vous maintenant, j'ai une sieste sur le feu."

Malgré les protestations du Seigneur Walder, ils durent sortir du palais se retrouvant ainsi séparés de Salsifi.

"Qu'allez vous faire de nous, maintenant ?, demanda Sœur Cunégonde.

- Nous libérer ?

-Vous libérer ? Vous LIBERER Vous êtes pas folles. Votre copine m'a déjà fait perdre assez d'argent comme ça. Direction le marché aux esclaves, Mesdemoiselles. Et que ça saute", fit-il en mettant une main aux fesses de Sœur Cunégonde.
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Re: Quand deux gamins... II

Messagepar Roi Nel » Dim 4 Avr 2021 22:40

[hrp] Au fait, vous pouvez lire le début de l'histoire ici: viewtopic.php?f=11&t=1666
J'ai oublié de le préciser dans le premier chapitre, toutes mes excuses :red: [hrp]


Une fois au marché, les trois femmes furent prestement vendu à un grossiste en esclave. Le grossiste était moins regardant sur la qualité de la marchandise que le Roi Nel et le seigneur Walder en tira 1500 PO chacune. C'était mieux que ce qu'il avait proposé au Roi Nel et le seigneur Walder fut pleinement satisfait. Bon, Le grossiste les revendrait probablement 2000 PO mais ainsi le voulait le marché.

Une fois vendues, elles furent vêtues d'une pagne et d'un soutien gorge de cuir et exposées sur un stand parmi d'autres esclaves. Par chance, elles furent enchaînées l'une à côté de l'autre. Marmelade en profita pour murmurer à Sœur Cunégonde:

"Bon, à la première occasion, on prends la tangente. On libère Sals et on reprends la route de l'Académie des Mages.

- Mais ? Sans argent ? Comment on va quitter l'Île aux Forbans ?

- On verra plus ça plus tard. Déjà on s'évade et on récupère Sals.

- On va quand même pas s'introduire dans le palais du Roi Nel. Avec tous ses gardes ? On va se faire tuer ? On ne fera même pas 3 pas que nous serons de nouveau capturées."

Sœur Cunégonde s'était résignée à son sort suite la décapitation de Reine Claude et se préparait déjà à vivre le reste de sa vie en esclave.

- SILENCE DANS LES RANGS, cria le grossiste.Ou vous tâterez de mon fouet.

Il y eu un bref moment de silence, puis:

"Tu veux vraiment laisser le Roi Nel découvrir que Sals n'est pas une fille ? Après ce qui est arrivé à la Bravaroise. Je te laisse imaginer le sort réservé au imposteur."

Sœur Cunégonde blêmit:

" Tu as raison, on ne peut pas le laisser là-bas. Il faut s'évader. Tu as un plan ?


- Non, admit Marmelade alors que des larmes commençait à couler le long de ses joues.

Les larmes émurent Sœur Cunégonde qui serra Marmelade dans ses bras en se laissant aller à pleurer elle aussi.

"Chut. Calme-toi. J'imagine qu'ils devrons bien nous enlever ses chaines. Pour nous laver ou nous déplacer. Enfin, on tentera un truc à ce moment là. Tu es avec nous ?, demanda t-elle à la clocharde.

Mais celle-ci secoua la tête négativement. Devenir esclave était pour elle une immense promotion sociale. C'était la perspective d'être logée, nourrie, de ne plus faire les poubelles et la manche pour vivre. Esclave, c'était une vie de rêve.

Un fouet claqua:

"SILENCE, j'ai dit !"


Débuta alors une longue attente sous un cagnard terrible. Le marché était noir de monde. La population de l'Île au Forbans faisaient ses courses. Quelqu'un achetèrent des esclaves à notre grossiste mais personne ne semblait intéressé par Sœur Cunégonde ou Marmelade, ce qui les arrangeaient bien. Bref, la journée passait lentement.

"Maman, tu m'achètes une esclave de compagnie ?

- Ecoutes, Ciboulette. Nous en avons déjà parlé. Nous pensons que tu es trop jeune. Que c'est une trop grande responsabilité pour une petite fille.

- Mais je veux une esclave, râla la fillette en tapant du pied. Je veux une esclave. Toutes mes copines à l'école en ont une.

-Ca m'étonnerait, ma chérie. ça coûte cher une esclave, tu sais. Elles disent ça pour se faire mousser, tu sais. Et puis Maman n'est pas venue pour ça. Maman est venue acheter une esclave à laver la vaisselle. Papa a cassé la dernière.

- Si tu m'offres pas une esclave. Je retiens ma respiration jusqu'à ce que tu m'achètes une esclave, s'énerva la fillette en prenant une grande inspiration.

Alors que son visage devenait rouge, sa mère paniqua:

"Ciboulette, stop. Respire. Respire. Voilà. Je te prends une esclave mais c'est toi qui t'en occuperas à la maison. Tu la sors pour ses besoins, tu fais sa toilette, etc... Que ça dure pas une semaine et qu'ensuite ce soit Papa et Maman de se la coltiner. D'accord ?

-Promis Maman ! J'en prendrais bien soin. Pendant des mois ! Promis ! Promis ! Promis !


- Alors laquelle veux tu, ma chérie ?


- Celle là", répondit la fillette en désignant Marmelade.

La mère de Ciboulette se tourna vers le grossiste.

"Qu'est ce que vous en dîtes ? Est-ce une bonne esclave de compagnie pour une petite fille ?


-Excellente, Ma Dame, excellente. Elle est très affectueuse, vous verrez., répondit le grossiste qui n'en savait rien ne connaissant Marmelade que depuis moins d'une demi journée.

-Elle est propre, au moins ? Je ne voudrais pas qu'elle me dégueulasse mes tapis de Jhelom.


- Très propre. Vous la sortez une fois par jour et c'est bon. Et puis, elle sait se servir d'une litière. C'est qu'elle est intelligente pour son âge.

- C'est vrai qu'elle me semble jeune. Quel âge a t-elle ?

- Et bien quelle âge as-tu ? Réponds à ta future, maîtresse ! Montre-lui ton intelligence.

- 14 ans et demi, Madame.

-Tu es sûre de ton choix, Ciboulette. On la ramène pas au magasin demain matin.

- Oui Maman ! Sûre !

- Je la prends. Vous avez des esclaves à laver la vaisselle ?

- Moi, moi, moi ! s'écria Sœur Cunégonde qui ne voulait pas être séparée de Marmelade.

Hum. Elle est expérimentée, au moins ?

-Plus que ne vous ne l'imaginez. Elle a fait la vaisselle pour les plus grandes familles d'Hédarion.

Oui...Forgeloup, le Rempart, l'Académie, j'ai fait plein de vaisselles.Plein.

-Hum, des endroits peu fréquentables tout cela. Pas de problèmes avec tes anciens maîtres, au moins ?

-Aucun.

- Tu as fait beaucoup de maisons à ce que tu dis. Comment se fait-il si il n'y a pas eu de problèmes ?

-Heu..., Sœur Cunégonde ne savait que répondre.

Vous savez, Ma Dame. Une esclave ça va, ça vient. Il suffit d'une guerre, d'un pillage ou juste d'un revers de fortune pour qu'elle change de main en un rien de temps. C'est la vie. Bon, vous voulez prendre notre garantie à 100 PO supplémentaire sur vos esclaves ? En cas de vol ou de décès ?

Marmelade et Sœur Cunégonde se retrouvèrent donc esclaves au service de la famille de Ciboulette.

(A suivre...)
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... Marmelade devient esclave de compagnie...

Messagepar Roi Nel » Dim 11 Avr 2021 21:59

" Je pourrais prendre mon esclave à l'école, demain ?"

Ciboulette et sa Maman continuaient leurs achats.

"- Non !

- Mais Maman, c'est pour montrer à mes copines.

-Elle nous a coûté assez cher comme ça, ma chérie. Je ne veux pas qu'on te la casse ou la vole. Tu inviteras tes copines à la maison."

Une fois les courses terminées, Marmelade et Sœur Cunégonde furent emmenées dans la maison de Ciboulette. Là, elles furent séparées. Sœur Cunégonde se retrouva aux cuisines face à plusieurs jours de vaisselles sales tandis que Marmelade fut trainer dans la chambre de Ciboulette.

C'était une chambre d'enfant pourrie-gâtée pleine de poupées pour la plupart en piteux état. Marmelade fut attachée près d'un panier et d'une litière. Puis Ciboulette alla lui chercher une gamelle de pâtée pour esclave et un bol d'eau. Devant l'odeur de la pâtée, Marmelade hésita mais n'ayant pas mangé depuis sa capture par le Seigneur Walder, elle finit par en prendre une bouchée qu'elle recracha immédiatement. C'était immonde. Mais ayant trop faim et comprenant qu'on ne lui donnerait rien d'autre, elle mangea l'assiette à contrecœur.

"Bon alors, comment je vais t'appeler ?


- J'ai un nom, filette. Je suis le chevalier solitaire, sans attaches, ni famille Marmelade !


- Marmelade ? C'est un nom de garçon, ça. Beurk !


- Et alors ?

- C'est nul les garçons. Ils puent et te tirent les couettes à la récrée. C'est nul. J'veux pas que mon esclave soit un garçon. Beurk !

-Tu sais ton Papa est un garçon, aussi.

- Oh Papa Papa ! Il est jamais là de toutes façons. Toujours au palais du Roi Nel pour son travail. Il n'a jamais le temps de jouer avec moi. Mais maintenant je t'ai, toi. Oh, je sais....Je vais t'appeler Frisette, c'est jolie Frisette.

- Heu...Bon...Fillette, t'enthousiasme pas trop. Je ne vais pas rester ici. D'ailleurs, il faudrait que tu me détaches.

- Non, Frisette ! C'est moi, ta maîtresse, râla Ciboulette en tapant du pied. C'est moi qui choisi les jeux. Je veux pas jouer à te détacher.

- Non mais, il faut vraiment que je partes. Je ne suis pas une vraie esclave, tu vois. Je suis le cheva...

-NON ! Tu mens ! C'était écrit esclave exotique sur le stand du vendeur. C'est pas bien de mentir. Je peux te faire fouetter, tu sais ?

- Tu ne comprends pas. Je dois retrouver Cunégonde, libérer Salsifis et aller à l'Académie des Mages. Je ne peux pas rester ici.

- Je veux pas jouer à ton jeu. J'aime pas les salsifis, déjà. C'est moi qui choisi les jeux. C'est moi qui choisi. C'est moi la maîtresse !

-Mais...Mais... Salisfi n'est pas un jeu.

- MAMAN ! MAMAN !", hurla Ciboulette

La maman de Ciboulette déboula rapidement.

"Qu'y a-t-il ma chérie ?

- Frisette est méchante ! Elle veut pas obéir. Elle veut jouer au Salsifi. Et moi, je veux pas.

- QUOI ?"

La Maman de Ciboulette sortit un martinet de sa poche, attrapa Marmelade, lui releva la jupe et se mit à la fesser en criant:

"Méchante esclave ! Méchante esclave. Tu seras privée de pâtée !"

Après quelques minutes de ce traitement.

"Tu es calmée, esclave ?

Les larmes aux yeux, Marmelade hocha la tête.

"Bien ! Avant de jouer avec, donne lui un bain, ma chérie. Elle est pleine de puces. Et pas pâtée pour elle ce soir, qu'elle comprenne bien la leçon."

Ciboulette hocha la tête et demande à Marmelade de se déshabiller. Marmelade voulut protester mais ses fesses lui rappelèrent douloureusement le martinet. Elle se déshabilla donc, se sentant humiliée. Oh, elle s'était déjà déshabillé devant d'autres personnes, y compris devant Salsifi à l'époque où elle croyait être un garçon. Mais être trimballé nue à travers une maison, tenue en laisse par une fillette, ce n'était pas pareil.

Ciboulette entraîna Marmelade dans le jardin et la força à enter dans un baquet d'eau glacée. Puis elle se mit à la savonner vigoureusement.

"Ne pas te baignes avec ton esclave, c'est sale, lui rappela sa Maman depuis la maison.

-Oui, Maman. Arrête de t'agiter, Frisette, tu m'éclabousse."

Une fois, la toilette terminée, Marmelade fut emmenée au fond du jardin pour y faire ses besoins. Une fois fait, elle eu le droit de se rhabiller.

Commença alors la nouvelle vie de Marmelade/Frisette. Une vie qui consistait à rester attachée dans la chambre de Ciboulette pendant que celle-ci était à l'école puis à subir ses jeux quand elle en revenait. Son jeu préférée était l'Elfe et les Gorzaghs. C'était un jeu très simple, Ciboulette invitait ses copines (elles jouaient les Gorzaghs), puis elles se peinturluraient le visage et attachait Marmelade (Elle jouait l'Elfe) nue à poteau dans le jardin. Ensuite, elle se mettait à chanter et danser autour du poteau jusqu'à que la Maman de Ciboulette les appelle pour le goûter. C'est là que Marmelade était oubliée jusqu'à soir quand la Maman de Ciboulette criait:

"Ciboulette, tu as encore oublié ton esclave dans le jardin. Fait plus attention à tes affaires. La prochaine fois, je l'enferme dehors.


- J'arrive Maman. Allez Frisette ! C'est l'heure d'aller au panier"


Désespérée, Marmelade guettait l'occasion de retrouver Sœur Cunégonde et de s'enfuir ensemble. Mais celle-ci était esclave à laver la vaisselle et ne quittait donc jamais la cuisine. Elle y travaillait, y mangeait, s'y lavait et y dormait. Et Marmelade était dépendante de sa laisse, or Ciboulette refusait de l'emmener dans la cuisine.

"Mais enfin, Frisette. Les cuisines, c'est pas pour les esclaves de compagnie. Et puis Maman veut pas. Elle dit qu'on doit pas mélanger les esclaves. Qu'après on va se tromper dans leurs fonctions, que ça va les casser et qu'après on aura des assiettes sales pour dîner. Ce serait horrible, hein ? Alors c'est mieux que tu restes dans ma chambre quand je suis pas là. Comme ça, tu seras toujours en bon état., disait-elle.

Au vu de l'état des poupées, Marmelade n'en était pas certaine. Enfin pour l'instant, elle était encore en un morceau.

Puis un jour, en rentrant de l'école Ciboulette s'écria:

"Frisette ! Frisette ! Tu devineras pas ! Papa, nous a eu des places pour le Concours. Viens, il faut te toiletter et faire belle pour demain !

- Quoi ? Quel Concours ?

Bha, le Concours pour les prétendants de la Princesse Salsifi. Tu sais bien la nouvelle fille du Roi Nel. Plein de Princes vont venir faire épreuves et le gagnant épousera la Princesse. Papa nous a eu des billets. Et Maman a dit que je pouvais te prendre. Que ça fait bien d'avoir une esclave de compagnie dans ce genre d'événements. Enfin...J'ai pas tout compris mais c'est chouette, hein ?

Marmelade fut soulagée, elle avait cru un instant que Ciboulette l'avait inscrite à un concours d'esclave mais si ce n'était que pour...

"ATTENDS ? QUOI ? LA PRINCESSE QUI ?"

(...A suivre...)
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Re: Quand deux gamins... II

Messagepar Roi Nel » Ven 16 Avr 2021 22:33

Quelques semaines plus tôt, au palais du Roi Nel.

Une fois vendu, Salsifi fut emmené par un soldat. Il tenta rapidement de se sortir de cette situation.

"Ecoutez, mon Fils, je dois...

PAF! Le soldat le gifla brusquement !

- Mais enfin, mon Fils, que...

- Te fous pas de mon gueule, esclave. T'es pas ma mère. Elle est morte, il y a 5 ans. Et déjà, elle était bien plus jolie que toi.


- Un problème, soldat ?

- Non, mon Capitaine. Cette esclave a essayé de se faire passer pour ma mère. Mais je l'ai remise à sa place. Je l'emmène illico presto dans l'aile des danseuses."

Le Capitaine détailla Salsifi. Il aimait bien les danseuses du Roi Nel, elle le changeait de son épouse. Et il n'avait pas encore essayé celle-là.

"Hum...Laissez, soldat. Je vais m'en charger.

- Mais, mon Capitaine, ce n'est pas votre...


- Soldat ! Retournez à votre poste et passez moi sa chaîne.

- A vos ordres."


Le Capitaine se saisit la chaîne tandis que le soldat s'éloignait. Puis il coinça Salsifi contre un mur.

"Capitaine Tabasco pour vous servir. Excusez mes soldats, ils sont un peu rude mais ils connaissent leur boulot., dit-il en commençant à caresser Salsifi doucement.

Mal à l'aise, Salsifi répondit:

-Heu...hem...Vous êtes bien prévenant envers une esclave, mon Fils ?

- C'est le métier. Je responsable des esclaves. Et une esclave heureuse, c'est une esclave efficace, répondit-il en lui faisant un clin d'œil.

- Heu...Mon Fils, que voulez dire par...heu..responsable des esclaves ?


Il arrêta de caresser Salsifi

- Oh...Et bien. Assurer leur protection contre les vols. Eviter les évasions. Tout ça, tout ça, quoi. Ha et évidemment gérer les exécutions. Thempkar merci, sa Majesté, est une bonne phase en ce moment.

-Il vient de faire exécuter Reine Claude.


- L'esclave qui l'a insulté ? C'est normal, c'est la loi. En tout cas, je suis à votre entière disposition, répondit-il en reprenant ces caresses.

Salsifi le repoussa doucement:

- Justement mon Fils, je dois vous parler. Je ne suis pas une esclave, ni même une danseuse nomade. Je suis Sœur Salsifi du couvent de l'Académie des Mages.

- Heu?

Le Capitaine Tabasco était désorienté, ce n'était pas la réaction qu'il escomptait.

- Si vous pouviez m'aider à rejoindre mon couvent. Ou à minima au couvent d'Adonysia de la région. Mes Sœurs m'aideront.La Déesse vous en sera éternellement reconnaissante.

- La Déesse ? De quoi parlez-vous ?


-Enfin, mon Fils, je vous parle d'Adonysia, notre Mère à tous. Je viens de vous le dire.


-Pfrr.. Jamais entendu parler.

- Han..Mais enfin, mon Fils, Adonysia est partout autour de nous. Elle a créé le monde et la Vie. Elle guide nos existences et nous soutient à chaque instant.

Le Capitaine Tabasco n'était pas convaincu mais il compris que cette danseuse ne répondrai pas à ses avances. Le consentement était primordial chez lui, même avec les esclaves. Passer pour un violeur serait mauvais pour sa carrière, il préféra donc abandonner.

- Bon, nous n'avons que trop trainé, je vais vous conduire à vos logements. Vos collègues vous attendent.

- Oh ? C'est vrai ? Vous m'emmenez auprès de mes Sœurs ?

- Bien sûr, je vous emmène aux autres danseuses."

- Ha..."

Le capitaine Tabasco conduisit donc Salsifi dans l'ailes réservée aux danseuses.. Aussitôt arrivés, une jeune femme de type nomade lui sauta dessus.

"Tabasco, mon chou. Qu'est ce qui t'amènes , chez nous ?

- Désolé Echalote, pas aujourd'hui, je suis en service. Et tu vas avoir du travail. Le Roi Nel a acheté une nouvelle danseuse, répondit-il en désignant Salsifi.

Echalote tendit la main en souriant.

- Enchantée, moi c'est Echalote

- Sœur Salsifi, ma Fille.


- Bien, il faut te t'habiller, t'entrainer pour la danse de ce soir. Il faudrait pas décevoir, notre Maître. Allez viens ! A plus tard, mon chou !

-A plus, Echi !

Et ainsi Salsifi repris sa vie de danseuse nomade. Ses journées consistaient à apprendre des chorégraphies avec les autres danseuses esclaves, puis à animer les soirées du Roi Nel. Il n'y avait pas de jour de congé, l'aile des danseuses était constamment surveillée et barricadée en dehors des heures de représentations. Mais malgré cela, la vie n'était pas si désagréable. Grâce à la relation entre le Capitaine Tabasco et Echalote, chaques danseuses avaient pu obtenir une chambre personnelle (Bon ce n'était que des tentures tendues entre 2 paillasses mais c'était toujours ça) et pouvait y faire monter un baquet d'eau froide ou repas à la demande. Salsifi vécu cette vie durant plusieurs semaines.

Puis un jour, le Roi Nel convoque tous ses esclaves:

"Vous avez été bien sages, ces dernières semaines. Pas d'évasions, pas de tentatives de révoltes. J'ai décidé de vous féliciter. Une main innocente va tirer l'un de vos noms et je lui offrirais une récompense particulière..

Il plongea sa main couverte de bagues dans un chapeau et en sortit un papier:

"Salsifi, annonça t-il. Félicitations Salsifi, tu as l'honneur d'être libérée et d'être adoptée en tant que ma fille. Que tout le monde applaudissent la Princesse Salsifi Nel.

Aussitôt des un murmure de protestations parcourus la foule des esclaves:

- C'est pas juste ! Elle vient d'arriver. Il y en a qui sont là depuis des années. Ce n'est qu'une danseuse. Même pas douée en plus. Elle mérite pas.

Mais les lances des gardes eurent tôt fait de taire les murmures et les applaudissement résonnèrent dans la pièce.

- Je suis libre ?

- Je te l'ai promis. Le Roi Nel n'a qu'une parole.

- Alors, je peux partir. Quitter ce palais.


La gifle claqua, aussitôt.

- Ce n'est pas ça que je t'ai éduqué, ma fille. FILE DANS TA CHAMBRE ! Tu seras privée de dessert ! Capitaine Tabasco, vous avez une semaine pour faire de ma fille, une princesse Nel, digne de ce nom.

- Mais, Majesté, ce n'est pas dans mes attributions. Je ne sais pas...

- Je veux pas le savoir, exécution ! Reprenez vos activités, vous autres !

(...A suivre...)
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Et Salsifi, Princesse Nel

Messagepar Roi Nel » Jeu 29 Avr 2021 21:52

Suivant les ordres du Roi Nel, le Capitaine Tabasco emmena Salsifi dans sa nouvelle chambre, au dernier étage de la tour la plus haute du palais, où il l'enferma à double tour et posta deux gardes devant la porte. Il se précipita ensuite dans l'aile des danseuses.

"Echi ! Echi ! Il faut que tu m'aides !

- Tiens donc ? Et que veut mon chou, ce soir ?

- Sa Majesté veut que je transforme une de tes filles en une Princesse. J'sais pas faire ça, moi. C'est des trucs de gonzesses, ça. Aide moi !

- Tss..Tss...Qu'est ce que j'y gagnes, mon chou ?

- Tu sais bien, Echi. L'impunité pour tes petits trafics.

- ça ne me suffit plus, mon chou.

- Mais...Echi enfin. Tu es une esclave, tu sais bien. Je peux rien te promettre de plus.

- Tss tss...Tu sais très bien ce que je veux. Tu me l'as promis, il y a des années, s'énerva Échalote.

- Mais enfin, tu appartiens à Sa Majeste. Et puis j'ai déjà une épouse. Elle m'a même donné une petite fille. Ciboulette, tu te rappelles d'elle ? Je l'ai emmené au palais, il y a quelques années. Je peux pas....heu....

- Tu avais promis, mon chou !, l'interrompit Échalote en le saisissant par l'écharpe. Ses longs ongles taillés en pointes lui griffèrent le cou.

- Bon bon bon, je ferais ce que je peux, mentit le Capitaine Tabasco. Tu m'aides, maintenant ?

- Déjà, qu'est ce qui te fait croire que je suis plus douée que toi en princesse, mon chou ?

- Ben, tu es une femme.

- J'vois pas l'rapport, mon chou.

- Bha...Les femmes sont dingues les princesses.

- Salsifi aussi dans ce cas. Elle n'a pas besoin de moi.

- Mais, c'est une enfant. Elle n'a même pas encore de poitrine. En plus, elle prétend être une sorte curetonne. Allez Echi...Sois pas vache... j'ai besoin de toi pour les trucs de maquillages, de robes... Les trucs de gonzesses, quoi. ça suffira bien à sa Majesté.

- Ha, ça je sais faire. C'est comme préparer mes danseuses pour le spectacle.

- Allons-y !"

Ils rejoignirent donc Salsifi.

"Alors ma petite, comme ça, on on est devenue une princesse ?

- Absolument pas, ma Fille, j'ai fait voeu de pauvreté et d'humilité comme toutes mes Soeurs. Je ne peux pas être une princesse, ce serait un outrage à la Déesse.

- Peut-être bien, mais sa Majesté veut que tu sois une princesse. Et c'est sa Majesté qui paye mon salaire donc ta Déesse, ses désirs elle peut se les carrer où je pense. CQFD !

- Mais enfin, mon Fils, ça ne fonctionne pas comme ça. De plus, sa Majesté m'a libérée. Je suis donc libre de...

- Tu remets en cause la légitimé de sa Majesté, esclave ?

- Je ne suis pas une esclave, mon Fils.

- Oh, princesse, esclave, c'est kif-kif.

- Mais je ne suis pas princesse, mon Fils. Ni esclave, j'ai déjà expliqué que..."

SCHBLAF. La gifle était partit sans prévenir. Echalote, intervient:

- Bon, bon, bon. On se calme, mon chou. Et toi, gamine, je suis sûre que ta Déesse comprendra la situation. Allez, on va commencer par te nettoyer. Déshabille-toi !"

Une surprise attendait Échalote et le Capitaine Tabasco.

"Euh...Tabasco, mon chou, je crois qu'on a un problème !, rougît Échalote

- Qu'avez vous, ma Fille ? Vous vous sentez mal ? Je peux vous aider, je suis Sœur d'Adonysia.


- Ho effectivement, une princesse avec une bite, ça la fout mal.


- Surveillez votre langage, mon Fils, répondit Salsifi scandalisé.

- Bon là gamin, il nous faut une explication. Sa Majesté va être en colère. Tu seras sûrement exécuté pour ça.

- De quoi parlez vous, mon Fils ?


Le Capitaine saisit Salsifi par le cou et se mit à le secouer.

- Qui es tu vraiment ? Un espion ? Un sale voleur venu faire du repérage ! Un opportuniste qui vient profiter des avantages de l'esclavage ? Se faire nourrir et loger au frais de sa Majesté.

- Je ne comprends pas, mon Fils.

- Laisse-le tranquille, mon chou. Il a été élevé par curetonnes, tu dis. Tu as déjà vu un bébé, hein ? Alors tu vois des bonnes femmes qui ne vivent recluses sans jamais voir d'hommes, elles ont pas su reconnaître. ça rien d'étonnant.

- Hein ?

- Une famille a du abandonné son bébé dans leur couvent. Et ses "Sœurs" l'ont pris pour une fille à l'époque et l'ont élevé comme l'une d'elle.

- Putain ! Putain ! Putain !La nouvelle fille de sa Majesté est un homme. Qu'est ce que je vais faire ? Sa Majesté va me tuer. Et elle...euh...lui...Aussi

- Bha, on n'a pas besoin de lui dire, mon chou. Je garderais le secret, ce sera ma garantie envers ta promesse. Allez, on doit faire de ce gamin une princesse. Laisse moi faire !

- Echi, salope !, grogna le Capitaine Tabasco

Salsifi se fit donc maquillé. Echalote lui poudra le visage, lui appliqua du rouge à lèvres, du bleu sur les paupières, lui peignit les ongles. Puis elle coiffa ses cheveux en boucles blondes. Et enfin, elle l'habilla d'une robe à fanfreluche, complété de parures et de boucles d'oreilles. L'illusion était presque parfaite, la danseuse esclave était devenue la fille idéale au aux yeux du Roi Nel.

Quelques heures plus tard, Salsifi prenait son repas avec son nouveau père.

"Alors, ma puce, qu'est ce que ça fait d'être ma fille adorée ? Heureuse ? Et ta formation, ça va ? Le Capitaine Tabsco a déjà fait un beau boulot, je vois.

- Ecoutez, mon Fils,...

- Tu peux m'appeler Papa, maintenant.

- Bien, mon Fils Papa. Je peux être franche ?

- Bien entendu.


-Etre une princesse, une esclave, tout cela, n'a jamais été dans mes désirs. Je ne suis qu'une humble Sœur d'Adonysia qui souhaite servir la Déesse dans les règles. J'aimerais rejoindre mes Sœurs au plus vite. Et reprendre la vie de dévote, au plus vite.

Oh, tu n'es pas heureuse ici ?

J'étais heureuse dans mon couvent. Aves mes Sœurs et Adonysia.

- Oh, je sais ce qu'il te manque pour être heureuse ici.... Un fiancée ! Toutes les princesses rêvent d'un fiancé !", lui répondit le Roi Nel en battant des mains.

Mais, j'ai fait vœu de chasteté, mon Fils...Papa !

Papa s'occupe de tout, ne t'inquiètes pas, répliqua-t-il sans l'écouter.

(A suivre...)
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Quand une esclave assiste à un Concours de Prince...

Messagepar Roi Nel » Mer 12 Mai 2021 19:37

L'Arène était noir de monde. Toute la bourgeoisie de l'Île aux Forbans était venue admirer les Princes d'Hédarion. Enfin pour être honnête, les trois-quarts de ces Princes étaient les fils, voire carrément les filles desdits bourgeois. Tant que les frais d'inscriptions étaient payés, le Roi Nel n'étant pas regardant sur l'origine exacte des candidats. De toutes façons le Prince du soi-disant Royaume elfique de Tartopum ou la Princesse Gorzagh de l'affabuleuse Baronnie Escalopededinde étaient surtout venus dans l'espoir de remporter la dot plutôt que par dévotion envers une Princesse Salsifi qu'ils n'avaient jamais vus.

Dans les tribunes, Ciboulette était fascinée par les hommes disputant une course de chèvres sous ses yeux. Elle encourageait son candidat préféré (celui qu'elle trouvait le plus beau) en hurlant à en perdre la voix:

" Kevin-Betterave! Kevin-Betterave ! Kevin-Betterave !"

A ses pieds, Marmelade était toute endolorie. En effet, Ciboulette l'avait habillée d'un bikini métallique très inconfortable (comme sa princesse esclave de roman illustré préférée) qui exposait sa peau aux échardes du plancher. Mais de plus, étant assisse à même le plancher (La Maman de Ciboulette estimant que les sièges n'étaient pas fait pour les esclaves), elle ne voyait rien du spectacle, les voisins de devant lui cachant la vue. Alors qu'elle commençait à somnoler, la Maman de Ciboulette lui frappa sur la tête:

" T'es pas là pour pioncer ! J'ai soif ! Va nous chercher des rafraîchissement, esclave !


- Maman ! Je veux voir pestacle, moi !

-Tu n'as besoin de toujours l'accompagner, ma chérie.

-Mais, je risque de la perdre. Et si on me la volait ?

- Tu as voulu l'amener. Qu'elle nous serve à quelque chose, au moins ! Mais bien bien, allez-y toute les deux. Hop hop hop ! Ramenez-moi une cervoise fraîche !

- Mais... Le pestacle !

-Rhoo ! Profites-en pour prendre une glace !

- Oh oui ! Oh oui ! Viens Frisette !

Ciboulette entraîna donc Marmelade à travers les gradins.

- Maîtresse ! Je me peux me débrouiller, tu sais ? Profites du spectacle., intervient Marmelade.

Tu va pas te sauver, hein ? Ou te faire voler, hein ? Je serais malheureuse sans toi.

Je ferais attention, Maîtresse., mentit-elle.

-C'est vrai, Frisette ? T'es trop gentille !, s'exclama Ciboulette en lui sautant au coup.

-Je ne fait que mon devoir d'esclave de compagnie. Alors une cervoise et une glace, c'est bien ça ?

Mais Ciboulette avait déjà lâché sa laisse et s'était précipitée sur la rambarde pour admirer les Princes qui s'affrontaient maintenant dans un match de Mölkky Rhum-Raisin. Marmelade n'en croyait pas sa chance. Elle s'éloigna lentement en direction du stand des boissons. Sa tenue la désignant comme une esclave, personne ne lui prêta attention. Une fois hors de vue de Ciboulette, elle se précipita vers l'estrade d'honneur, là où elle avait cru apercevoir Salsifi en arrivant. C'était de façons, l'endroit le plus logique où le trouver. Ce tournoi étant en son honneur.

"Dégages, esclave ! C'est une tribune privative, ici !, l'apostropha un garde alors qu'elle approchait des marches.

- Je suis Fris..Euh..Marmelade, l'esclave de compagnie de Sa Majesté., tenta Marmelade

Sa Majesté a une esclave de compagnie ?, demanda le garde à son collègue.

-Qu'est ce que j'en sais, moi. J'suis pas dans ses p'tits papiers.

Non, je veux dire esclave de la Princesse. Elle m'a demandée expressément.

- La Princesse ? La Princesse Nel ?

-Bha oui, qui d'autre ?

- Tu dois te tromper de Majesté, esclave. Sa Majesté n'a pas de Princesse.

- Mais t'es con ou bien ? Qu'est ce que tu crois qu'on fait ici ?

- Bha, notre travail.

Non mais l'Arène, la Princesse, le Concours.

- Haaaan, la Princesse du Concours, c'est la fille de sa Majesté., fit le garde en sa frappant le front.

-Bha oui, imbécile !

-J'avais pas fait le lien. Mais ça explique pas cette esclave.

-Je suis la nouvelle suivante de la Princesse Nel.

-Et alors ?

-En tant que suivante, je dois suivre la Princesse.

-Bha oui, c'est logique.

-Bon, c'est bon passes ! Mais c'est la dernière fois.

Marmelade ne demanda pas son reste et se précipita montant les marches quatre à quatre quand soudain elle heurta quelqu'un.

-Frisette ???? Qu'est ce que tu fous là ?, s'exclama le Capitaine Tabasco en se relevant.

(A suivre...)
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, elle tente de retrouver Salsifi...

Messagepar Roi Nel » Mer 26 Mai 2021 21:41

"Frisette ? Vous faites erreur. Je suis le chevalier solitaire sans attaches, ni famille Marmelade.

- Chevalier ? Dans cette tenue ?

- C'est ma tenue d'espion, répliqua Marmelade en s'inspirant des romans illustrés de Ciboulette.

- Un espion ? Et tu pointes ici comme une fleur ? Tu m'as pas l'air bien fute-fute, toi.

- Non, non...Je veux dire espion sa Majesté le Roi Nel, je viens faire mon rapport.

- Tu crois vraiment que je vais gober ce bobard ?

- Mais Tatie Cunie, heuuu ! C'est pas ce qu'on a dit heuu !


- C'est plus logique comme ça, je trouve. Déjà que le précédents chapitres, bon hein.

- C'est notre histoire heuuu, chouina Arthur, La notre à nous.

- A propos mon personnage reviens quand ? ça fait longtemps qu'on m'a pas vue.


- Bon allez, on oublie et on reprends.

Pendant ce temps, le Roi Nel et Salsifi regardaient les épreuves de danse avec un Troll.

- Alors, ma Puce, un Prince te plaît ? Le Prince du Royaume du Choux-Marin est pas mal, je trouves ? Il a un bon groove. Enfin ça vaut pas tes petites danses, c'est sûr. Mais bon tu es une Princesse, maintenant. Il te faut plus de standing que les filles d'Echalotte.

- Mon Fils...Papa...Tout ceci était inutile...Je vous ai déjà dit que j'ai fait vœu de chasteté. Je suis mariée à la Déesse.

- Si tu préfères une fiancée, je respecterais ton choix. Moi même je... enfin bref. Il y avait quelques Princesses pendant Top Pêche. L'une d'elle t'a plus ?

- Sainte Adonysia !, s'exclama Salsifis en faisant le signe d'Adonysia. . La Déesse réprouve ce genre de relation. Je serais damnée à jamais je...Ce serait horrible.

- Et bien, choisis un fiancé. Le choix est vaste, ils sont venus de tout Hédarion. C'est toi qui décides. Moi, j'ai un faible pour le Prince Chou-Marin et ses beaux cheveux dorés.

- Je n'ai jamais entendue parlé de ce royaume, mon Fils.


- On vit sur une île, ma chérie. Ils ne savent pas pendre le temps de vivre sur le continent. Les Royaumes se font, se défont. Bon très bien, je choisirai pour toi.

Sur ce le Capitaine Tabasco entra accompagné de Marmelade.

- Votre espion au rapport, Majesté !

- Mon espion ? Quel espion ?

- Euh...Margoulin !

- Marmelade ! chevalier solitaire sans attaches, ni famille, Majesté !, corrigea Marmelade en s'inclinant.

Le Roi Nel haussa un sourcil cramoisi.

- Chevalier ? Dans cette tenue ? C'est une esclave. Et elle vient de m'insulter. Capitaine, vous savez ce qu'il vous reste à...

- Attendez Majesté. C'est un déguisement. Pour m'infiltrer distraitement. Comme font les espions, hein, répliqua Marmelade en faisant un clin d'œil.

- Hum, je ne t'ai jamais vu.

- ça prouve que mon déguisement fonctionne.

- Je n'ai pas de... heu... Mandrageau parmi mes espions. Il ne me semble pas.

- Marmelade...C'est...heu...mon nom ce code.

- Capitaine ?

- Je ne sais pas, Majesté. Ce n'est pas moi qui m'occupe de l'espionnage. A vrai dire, je ne savais même pas que vous aviez des espions, avant aujourd'hui .

- Bon, bon, bon...Oubliez ça... C'est quoi ton rapport, Merlanfrit ?

- Heu...bha...je...heu....ben

- Oui ? Ne soyez pas si timoré, rhaa.

- Heu....bha....je...heu...ben

- Je m'en doutais, ce n'était qu'une arnaqueuse, fit le Capitaine Tabasco. Probablement une tentative d'assassinat. Mais elle s'est dégonflée en voyant l'admirable travail que je fais pour assurer votre sécurité, Majesté.

- Vous aurez une prime, Capitaine. Esclave, tentative d'assassinat, insulte envers ma personne, vous savez ce que...

- Mon Fils....heu...Papa, intervient Salsifi que Marmelade n'avait pas encore reconnu sous le maquillage, les boucles blondes, les ongles rouges et la robe rose corseté.

- Oui, ma puce ?

- Je... c'est mon espion. il travaille pour moi.

- Tu as besoin d'un espion, ma chérie ? Pourquoi ?

- Ben...heu.

- Oh, je vois. Un vulgaire clochard venu joué des sérénades au banjo sous ta fenêtre. Et tu t'es laissée embobiner par son baratin. Tu as encore beaucoup à apprendre, ma fille.

- Ma fenêtre est au dernier étage et elle donne sur la cour intérieur mon Fils...Papa.


- Désolé, ma chérie. C'est qu'un resquilleur qui veut profiter de ta position sociale et ton héritage. Il n'est pas digne de la Princesse Nel. J'ai invité pleins de Princes de partout Hédarion juste pour toi. L'un d'eux t'aimeras, celui que tu choisiras, d'un Amour sincère. Pas cette minable usurpatrice.

Salsifi et Le Capitaine Tabasco échangèrent un regard affligé.

- Bon, Capitaine, mettez moi ça au cachot. C'est jour de fête, ma fille se fiance. Ne gâchons pas les réjouissances. On s'occupera de son cas plus tard.

Marmelade fut donc emporté par les gardes.

- Tu vois la Princesse Nel n'a pas de suivante.

- Mais si Echalote, l'esclave-danseuse, tu sais. Elle passe des heures avec.

- Cette fille n'était pas Echalote, imbécile.

- Ah !

(A suivre...)
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Re: Quand deux gamins... II

Messagepar Roi Nel » Ven 11 Juin 2021 15:12

Les gardes emmenèrent donc Marmelade au cachot et le tournoi continua. Après la dernière épreuve, la foule applaudit les candidats restants dont très peu étaient encore entier, le Roi Nel n'ayant pas été très regardant sur la sécurité des épreuves.

"Ce fut une formidable après-midi et nous sommes vraiment amusés. Vous avez tous été de superbe concurrents... Cependant un seul d'entre vous deviendrai le fiancé de ma fille. Quelqu'un capable de lui donner l'Amour avec grand A et de beaux enfants. Et pas seulement de la gloire et la richesse. Après de délicates délibérations avec la Princesse, nous avons choisi un gagnant. Il est temps de l'annoncer.

- Délibérations ? Quelles délibérations ?

- Chut, Princesse. Sa Majesté s'exprime.

- Le futur fiancé de la Princesse Nel sera...

Silence tendu. Roulement de tambour.

-Crimi Nel. Applaudissez moi bien fort !


-Criminel ? Sérieusement ?
, s'exclama Salsifi pendant la foule applaudissait.

-Un peu de silence, Princesse.

- Mais il ne peut pas faire ça.

- Du respect pour votre père, Princesse.

Le Roi Nel s'inclina bien bas.

- Merci, Merci, Merci.

- Sire Nel, je peux vous appeler Crimi ? Comment vivez vous cette victoire ?


- C'est vous la Majesté, Majesté. Sincèrement, je ne m'y attendais pas mes concurrents étaient valeureux, bien plus que moi. J'ai participer surtout pour m'amuser, je ne pensais pas avoir la moindre chance. Regardez, l'elfe de Tartopum il était beaucoup plus beau et soyeux que moi.

- Et bien mon cher Crimi, il apparaît qu'être beau et soyeux ne suffit pas aux yeux de ma fille. Et d'ailleurs votre soyeuseté n'a rougir face à celle de vos concurrents.

-Merci, Majesté.

Tandis que le Roi Nel continuait son monologue, les concurrents en bas de l'Arêne se mirent à le huer et à protester.

-Souhaitez vous dire un mot, à ceux qui prétendent que vos liens de parentés avec la Princesse ont facilités votre victoire ?

- Allez vous faire foutre. J'ai des centaines de témoins qui ont assister à ma valeur cette après-midi. Je devrais faire arrêter tous les protestataires. D'ailleurs, je vais le faire et confisquer leurs biens. Surtout s'ils s'avèrent que leurs royaumes n'existent pas.

Des gardes s'avancèrent dans l'Arène et se mirent à emmener les concurrents.

-Quoi ? Il savait ? Je ne comprends plus. A quoi rimait ce tournoi ?

- Chut

Très bonne initiative Crimi. Quand souhaitez vous célébrer le mariage.

Le plus tôt possible. D'ailleurs pour fêter ça, je propose d'augmenter les impôts des Forbandais de 10%.

Très bien, ça. Très bien, ça. Je vous adore déjà comme beau-fils. Vous pouvez embrasser la Princesse.

Et le Roi Nel embrassa Salsifi sous les applaudissements de la foule. Une vrai pelle à la Bravaroise. Avec la langue et tout.

(A suivre...)
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et se retrouve dans les geôles du Roi Nel

Messagepar Roi Nel » Ven 18 Juin 2021 21:51

Marmelade avait froid, son bikini ne la protégeait pas de la fraicheur moite des cachots. Pire, il rouillait. Elle attaché par une chaîne au mur de sa cellule, mais elle l'avait L4habitude maintenant. Voilà plusieurs jours qu'on l'avait enfermé ici et elle n'avait encore vu personne à part le geôlier qui apportait une cruche et du pain rassis une fois par jour. La serrure cliqueta, la porte s'ouvrit et soudain la lumière d'une torche l'aveugla:

"Frisette, comme on se retrouve ! Tu pensais que je t'avais oublié, hein ? Mais j'ai une mémoire de poisson volant, moi !

- Quoi ?

- Tu sais, tu as failli m'avoir avec ton baratin sur les marmelades esclaves-espionnes. Mais on ne l'a fait pas. Pas au Capitaine Tabasco. J'étais sûr de t'avoir reconnue Frisette !

- Hein ?

- Fais pas l'idiote ! Quand j'ai trouvé Ciboulette en larmes en rentrant du boulot, j'ai tout de suite compris ce qui c'était passé.

- Mais, ça fait plusieurs jours que je suis là. Enfin je suppose, il n'y a pas de fenêtre ici, j'ai perdu la notion du temps.

- Nan, j'ai eu des trucs à faire, figure toi. Je bosse sérieusement moi ! Je ne suis pas une esclave qui se prélasse dans les cachots au frais de sa Majesté.

- Alors vous allez me faire sortir et me ramener auprès de la Maîtresse ?

- Non, sa Majesté t'a mise au cachot, je ne peux pas aller contre sa volonté. Ce serait une trahison. Je n'ose même pas seulement y songer.

- Rhoo, il m'a totalement oublié, je suis sûre.


- Peut-être mais je ne suis pas là pour ça. Baisse ta culotte !

- Quoi ?

- Baisse ta culotte, Frisette !, répéta-t-il en saisissant un martinet.

A contrecœur, Marmelade descendit sa culotte en cote de mailles et tendit ses fesses attendant les coups en serrant les dents. Le Capitaine Tabasco la frappa douloureusement une dixième de fois.

" Bon Ciboulette, c'est fait, dit-il en barrant une ligne sur un parchemin. Maintenant ? Ha oui, Echalote ! Princesse, vous pouvez entrer."

Sur ses mots, Salsifi entra dans le cachot et précipita vers Marmelade la serrant dans ses bras.

"Enfin nous nous retrouvons, ma Sœur. Où est Sœur Cunégonde ?

- Chez ce type, répondit Marmelade en désignant le Capitaine Tabasco du menton.

- Capitaine, vous me ramènerez Sœur Cunégonde, ici ! J'ai besoin d'elle !

- Qui ça ?

- L'esclave à laver la vaisselle ! Celle que votre épouse a acheté en même temps que moi.

- Mais comment va t-on faire la vaisselle ?

- Débrouillez vous. Achetez un autre. J'ai besoin de Sœur Cunégonde, ici !

- Dans les cachots, Princesse ?

- Non mon Fils, dans ma chambre ! Et de Sœur Marmelade aussi !

- Dans votre chambre, mais que va dire sa Majesté ?

- Il n'a pas à être au courant !

-Mais enfin, c'est le père et le fiancé de la Princesse. Je suis sûr qu'il n'approuverait pas qu'elle fricote avec des criminels.

-Je ne suis pas un criminel. Je suis le chevalier Marmelade !

- Mon Fils, elle n'est plus esclave désormais. Elle redevient Sœur D'Adonysia et elle entre à mon service, mon Fils.

- Vous ne pouvez pas faire ça, Princesse !

-Je suis la Princesse Nel ou pas, mon Fils ?

-Mais, et sa Majesté, votre père et fiancé ?

-A Thempkar, sa Majesté !

-De toutes façons, je ne peux pas libérer Frisette. Je ne suis responsable des cachots, je n'ai pas les clefs de sa chaîne.

-Tant pis, mon Fils, je m'arrangerais. Ramenez moi, Sœur Cunégonde en attendant !

-Mais qu'est ce que vous voulez faire avec ce criminel et mon esclave à laver la vaisselle, Princesse ? Sa Majesté a sûrement tout ce qui faut à votre disposition !

Nous allons mettre fin à la dictature du Roi Nel !, s'exclama Marmelade sans laisser le temps à Salsifi de répondre.

(A suivre...)
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