Mémoires des Orbes Anthropophages

Les livres poussiéreux racontent beaucoup de choses.

Mémoires des Orbes Anthropophages

Messagepar Argoneria » Jeu 17 Jan 2019 18:45

Mémoires des Orbes Anthropophages

φψΠδω : "Ici, est racontée une histoire en plusieurs chapitres, qui firent nos pitances durant de longs cycles, et qui devinrent nos potences. Nous avons cru par notre supériorité d'esprit, que notre singularité sacrée nous préserveraient des bassesses du monde matériel, or il n'en fut rien, bien au contraire.
Manger ou être mangé, certes... Mais notre chance a tournée dans un sens que nous n'aurions pas pu imaginer... Si ce récit parvient au monde des êtres de matière, c'est que nous n'avons pas eu le temps de digérer ce dernier."

Ο Σ∩∂ :"Tout commence dans un point isolé dans l'océan, alors que mes orbes finissaient à peine de consommer et de me transfuser les derniers effluves de mémoire d'une âme égarées. Du haut de mon ampleur, je perçus, un pauvre homme perdus sur un radeau à la dérive, aux larges des côtes nord du continent d'Hedarion. Ce pauvre homme semblait banale, peut habile de ses membres supérieurs et pour cause, il venait de se faire percer l'œil seulement sous ma vue, par une créature aquatique, mais avant que je ne puisse avoir le temps de me désintéressé de sa personne, j'ai constaté que Kanghar lui-même lui vint en aide, en réponse à ses misérables supplications d'humain, en déplaçant les eaux pour qu'il retrouve son chemin. Bien qu'il ne soit qu'une divinité intermédiaire, cela a attiré ma considération et attiser mon appétit, car les histoires émanant d'humains aidés par les dieux sont rares, mais aussi des plus nourrissantes. J'ai donc sommé mes orbes de le surveiller et de m'en rapporter les moindres failles, afin que sa mémoire soit mienne, la chasse était ouverte !"...


Chapitre I - Introduction: Un clan à fonder, un nom à édifier.

Thanarok n'en revenait toujours pas... Kanghar avait répondu à son appel, il se pensait voué à la mort et le voilà, investi d'une sensation qu'il lui était jusqu'alors inconnue, la ferveur, une telle ferveur, qu'il en oubliait sont œil ensanglanté et hors d'usage, à croire qu'il voyait par son âme l'astre qui couvrait d'or l'océan.
Pendant cette rêverie exaltées, des craquements sourds parvenaient de derrière lui, stoppant brusquement sa contemplation. Il se retourna d'un geste à l'instant où l'embarcation heurte la banquise, le plaquant nez à nez contre la paroi gelée d'une hauteur vertigineuse. La contemplation laissa place à l'inquiétude, le froid ne tarderait pas à atteindre ses os.

Les heures passèrent où Thanarok longea la falaise gelée, afin de trouver une faille plus accueillante qu'une façade abrupte. Sa seule possibilité étant de grimper cette dernière, il décidât d'entamer l'ascension, par une crevasse suffisamment étroite, pour pouvoir y prendre appuis, ce qui fut long et périlleux.
Il parvint avec peine au bout de ce qui a dû être, le plus dur passage avant d'être sorti d'affaire, car par la suite, il dut marcher longuement jusqu'à un modeste village perdu dans le blizzard, qu'il approchât en rampant à bout de forces, pour finir blottit tel un enfant désœuvré dans le tas de foin d'une grange, probablement abandonnée tant le climat est rude en cette saison.

Quelques jours plus tard, le voilà en meilleure forme, profitant de chaque éclaircie pour pécher et subsister. Ainsi se faisant quelques mois après, les premiers villageois réinvestirent leurs maisons, le village reprit vie, Thanarok offrit donc des services pour justifier sa présence, et si possible se rendre indispensable à la vie du village. C'est là qu'il fit la connaissance d'un membre de la famille Lienor, un individu flatteur par de belles paroles, galvanisant de ses ambitions le naïf, qui juge bon de prendre comme vérité ses élucubrations. Thanarok vit clairement dans son jeu, mais la réalité l'amena à penser, que tout est bon à prendre pour allier quand on est personne en ce monde.

Les années passent, Thanarok trouve une épouse, marchande de la Banque de fer qui lui offrit le divin cadeau d'une enfant, Freyakizel, née en l'an 1332 et d'autres naquirent par la suite dans le 13 éme cycles dont Tyrondraz à la 36 éme monades, Valkyranie à la 41 éme et Enocmadrek à la 43 éme.

Le nom Agon est édifié le clan est enfin né...
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Re: Le commencement, la ou les proies s'ignorent

Messagepar Argoneria » Dim 20 Jan 2019 03:12

Chapitre I- Acte I : Le clan Agon, émergence suite à l'exil

φψΠδω - "Nous sommes à présent, dans la 40 ème monade du 13 ème cycles depuis l'ouverture de la brèche continental.
Dans ce temps-la, Thanarok profitait déjà depuis plusieurs années d'une quiétude de tous les jours, se pavanant régulièrement d'un air oisif, en d'autres mots, aucune effluve d'énergie vitale ne pouvait être exploitée.
À nos grandes déceptions, φ avait bien tenté d'ouvrir le festin en exploitant la blessure à l'œil de notre sujet, mais sans succès. Cette dernière était trop avancée dans la cicatrisation, il fallait qu'il se blesse en profondeur... Il n'avait que faiblement le goût de la guerre ce qui nous compliquais la tâche, contrairement à sa fille Freyakizel de huit ans, qui manifestait progressivement une attirance certaine pour les échauffourées sanglantes depuis son jeune âge."

Thanarok se prélassait à une terrasse du Rokdor, sous un soleil généreux, s'abreuvant d'une bière fraîche, le regard posé avec douceur sur sa fille, toujours à la recherche d'un coup tordu à jouer avec malice.
Pour l'instant, elle se contentait de tourmenter un lézard trouvé dans un recoin rocheux, quand soudain une idée lui vint.


F — "Papa ! Papa ! Regarde le grooos dragon !"
Montrant du doigt le sommet du pique montagneux.

Thanarok se retourne prestement posant son verre, l'œil cherchant dans le vide du ciel. C'est alors que la petite sournoise agrémentât ce même verre d'une queue de lézard encore gesticulante, gardant le corps de la frêle créature dans le creux de sa main, encore en vie, en pleine crise de tachycardie.


T — "Freya... Que vient tu de me raconter là... On ne rigole pas avec les dragons, tu le sais bien !"

F — "Ouiii... Je sais et je m'en fou ! Même qu'un jour, j'en tuerais un !"

T —" Mais bien sûr ! Contente toi déjà d'apprendre à dire la vérité."

Le père, après avoir terminé sa moralisation, reprit sont verre et but une grande lampée, qu'il recrachât en directions de Freyakizel, aussitôt qu'il sentit dans son gosier, le corps étrange encore mouvant. L'enfant prise de surprise, relâchât l'entrave de sa proie pressée de fuir. C'est alors que la petite Freya le poursuivit, escaladant précipitamment sur le rebord de la corniche, la ou elle glissa inexorablement par-dessus, entraîner par la vélocité de sont enthousiasme. La chute d'une hauteur de troll était brève et le choc sec, l'enfant reste inerte sous les yeux glacé de sont père qui se précipitât vers elle, prit d'effroi.

T — "FREYAAA ! Non ma petite ! Non !"

Il la prend à bout de bras et la scrute de part en part... Elle est en vie....

φψΠδω : "C'est bien là que fut notre veine, l'opportunité que nous attendions.
La petite humaine était en état de demis vie, φ pouvait à présent prendre prise sur les lésions de sont crâne, pour enfin laisser ψ s'immiscer dans sa sphère onirique.
De cette chasse, nous en attendions une proie, nous avons trouvé du bétail, ainsi notre singularité pourra croître..."
Dernière édition par Argoneria le Mar 19 Mar 2019 18:04, édité 6 fois.
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Re: Course pour la vie.

Messagepar Argoneria » Dim 27 Jan 2019 23:14

Chapitre I - Acte II: Cauchemar d'enfant & œil de sage.

φψΠδω : "Voilà maintenant plusieurs jours que notre première proie était en stases. Durant ce temps la φ et ψ accomplirent de grandes avancées sur notre frêle amas de chaires, bien qu'encore maigre en mémoires, car fraîchement pondue par ses géniteurs.
Nous pouvions à présent préparer le terrain pour étendre notre emprise sur le bétail à venir.
En effet, Π avait pressenti que le patriarche Thanarok attendait encore des progénitures. À ce moment, le plus urgent pour nous, était de façonner la petite humaine déjà sous notre emprise, afin de la préparer au mieux aux tâches que nous lui insufflerons par nos points d'influences respectif. Mais pour ce faire, il aurait déjà fallut briser les résistances de son âme, encore trop pure.
Nous avions encore besoin de temps, c'est pourquoi φ prit l'initiative de prolonger la stase, en ralentissent la guérison physique du crâne, ainsi que ses rythmes biologiques de façon généralisée, œuvrant de concert avec ψ, chargé de freiner l'émergence de la conscience de notre sujet, en la submergeant de contenus oniriques, en lien avec ses aspirations profondes les plus désirées, tout comme ses peurs les plus ancrées. Mais c'était sans compter le fait, que s'en prendre à une enfant, attirait les foudres du destin...
La gourmandise est notre vilain défaut..."

D'un air au bord du deuil, Thanarok observe Freyakisel encore inerte, de temps à autre parcourue de spasmes, semblable à ceux produit lors des rêves et cela malgré l'intervention de médecins. Il est désemparé, affligé de son incapacité à ramener à l'éveil sa seule fille, sa mort lui serait atroce et il n'ose même pas y songer, tellement les larmes qu'il libérerait le pousserait à airer sans but, " Autant repartir en exil si c'est pour vivre cela..."Pensait-il, une pensée aussitôt effacée par une solution jusqu'alors ignorée, car masquée par la brume du désarroi, maintenant irradiée par la lueur de l'espoir.Il s'exclama alors au chevet de sa fille.

T — "Un maître mage ! Mais oui ! Imbécile que je suis, trois jours que je m'apitoie sur moi-même avec une solution à portée..."

Précipitamment, il rédigeât une missive adressée à la tour des Mages, même s'il n'avait que de maigre économie pour payer leurs services. Il prit sa charrette miteuse en direction du lieu de réception de la missive, avec sa fille posée sur un matelas de foin à l'arrière, vigoureusement ballottée par les rugosités du terrain.

φψΠδω: "Le voyage a prit deux jours, deux jours dans les qu'elle l'humain patriarche, pilotât maladroitement son vulgaire moyen de locomotion sans discontinuer depuis son départ de la banquise. Ce malin, qui s'ignore, nous complique la situation, il avait fini par comprendre que rien ne servait à recourir à la médecine basique ou même la magie de basses efficiences, ce qui nous a inquiété, car si un maître magicien de la tour venait à découvrir notre présence, tout serait à refaire, voir même rendre toute offensive de nôtres part impossible, et pour cela, loué soi Borhor notre dieu, qui depuis notre avènement, a put rendre notre singularité invisible aux sens des autres dieux, sinon le jugement d'Apaxas nous serait certainement fatal. Notre singularité était donc à l'abri, mais nous, ses Orbes, devions remédier à nos possibles trop grandes émanations éthérisées dans ce monde de matière, les Mages ont parfois leurs sens bien trop aiguisés."

Au faire et à mesure, Thanarok pouvait voir l’immense structure apparaître, il avait toutes ses richesses sur lui, très réduites en somme, et ne pouvait s’empêcher de se retourner compulsivement pour voir Freyakizel. Il n'avait que des prières à l'esprit, contrairement à sa fille, plongée dans la torpeur par ψ, jubilant de l'orchestration du rêve à lui insuffler...

ψ : ≈ Freyakizel rêve sans le savoir, son corps a l'allure d'une femme, elle est sur un sentier qu'elle connaît bien, au pied du Rokdor, la ou la brume épaisse tapisse l'horizon.

Image

Une senteur de bois calciné et de braises envahies ses sens, elle se sent tourmentée, son père la bannit de la famille et à présent elle chasse pour sa subsistance, elle sait que la traque qu'elle menait jusqu'alors touche bientôt à sa fin, elle croit se rappeler avoir perdu les quelques mercenaires l'accompagnant, réduit en charpie sous ses yeux... Pourtant, cela avait bien commencé par de longues chevauchées sur les plaines caressées par le vent, elle est lucide et paradoxalement confuse.
La voilà confrontée à une dure ambivalence de la réalité tout en percevant le dragon, passent au sommet du pic de la montagne qui l'a vue naître. Le dragon masquant partiellement le soleil, corrige sa trajectoire, plonge à fleur de roche du col montagneux.
Prise de court, envahie d'une rage bestiale échappant à sa raison poussée par l'instinct, la peur convulsant son cœur, face à ce colosse d'écaille aux yeux luisant et à la gueule fumante, Freyakisel charge frontalement avant que la créature ne pose une patte au sol... Trop lente, voilà à peine trois mètres parcourut que le mastodonte pose ses appuis de toute sa masse, en balayant d'un mouvement puissant de sa pattes, tout reliefs sur le sentier...
Sonnée par le choc, Freyakizel se sent tel que plantée au ventre par un reste de branche sur la base d'un tronc d'arbre, ce qui est vraisemblablement le cas. Paralysée par la douleur elle ne peut que percevoir une silhouette approchée, cachant progressivement le dragon hurlant non loin d'eux.


F — "Papa.... C'est toi...?" Agonisante d'un ton faible et rauque.

(ψ)T — "Ahaha... Oui c'est moi, ma pauvre fille... Décidément tu n'est bonne a rien !" La poignarde brusquement et disparaît dans la forets précédé de sont rire.

Submergée, de chagrin et de colère, elle est debout fixée au tronc, prisonnière de sa douleur, abandonnée pour de bons par sont père et à la fois allongée dans une profonde paralysie. En croyant se laisser mourir elle dérive progressivement dans un silence flottant, sans haut ni bas, ainsi lentement, elle se sent de plus en plus allongée que suspendue verticalement, elle discerne la voix de plus en plus audible d'un vieil homme... Ses yeux s'entrouvrent, elle revient à la réalité, elle sent le froid faire trembler son corps tout comme les larmes sur sont visage. Confuse de l'absence des blessures douloureuses, elle distingue quand même mieux le visage marqué par le temps du vieil homme, pourvus d'une grande barbe d'un blanc immaculé, au visage surmonté d'un chapeau coloré.

M — "Bon retour parmi les vivants petite Freyakizel." D'une voix douce et accueillante

F — "Mmmmmh...je suis ou monsieur ?" En sanglot.

M — "Ne pleure pas petite ton père t'a amené ici, il va arriver dans pas longtemps. J'ai vu que tu a fait un mauvais rêve, ne t'inquiète pas ça ne devrait plus arriver."

Voyant le regard éprouvé de la petite Freyakizel, encore sous le choc, qui par moment tournait de l’œil, l'Archimage décidât de la laisser se reposer et reprendre ses esprits le temps que Thanarok arrive, d'autant plus, qu'il lui a semblé percevoir la présence d'une magie vampirique pesante sur l'enfant. Mais il a conscience qu'il est trop tôt pour intervenir..."Elle n'a que huit ans..."
Dernière édition par Argoneria le Mar 19 Mar 2019 18:27, édité 5 fois.
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Re: L'ombre d'un doute.

Messagepar Argoneria » Dim 3 Fév 2019 22:38

Chapitre I - Acte III: Cauchemar d'enfant & œil de sage.*

φψΠδω:" Cette situation risquée n'était pas insolvable, ψ a pus remplir pleinement sa fonction, quand bien même, l'humain habille de magie s'exerçait, dans de veines tentatives de dénouement des liens, unissant notre singularité à l'enfant.
L'Archimage en question, n'était pas le ponte dans sa discipline, Πs'en était assuré, en orientent le champ des possibles en nos faveurs, pour que le soin de la petite humaine, soi assumé par un inapte à exécuter une extraction. Nous craignons cependant le fait d'avoir été perçus, c'est pourquoi nous nous préparons et propageons notre emprise.
Maintenant que le processus de ψ est complet, δ peut s'implanter et induire une infinité de comportements, c'est une délicate entreprise, nécessitant, subtilité et discernement. La pureté de l'enfant a vacillé par la vision de l'horreur, la peur et le doute ont marqué son esprit.
Le dressage débute enfin..."

Freyakizel, était encore blottie sur la table de soin matelassée, dans la salle au parfum fleuris, remplie d'objets étranges, que l'Archimage manipulait avec minutie. Bien qu'encore sous le choc de sa vision d'horreur, trop réel à son goût, elle ressent l'impatience et l'appréhension de l'arrivée de son père... Confrontée à ce paradoxe intérieur, elle garde les yeux égarée dans le vide, sans réagir à l'arrivée de son père.
En proie à un doute figé dans son esprit, elle connaît maintenant la mort et la trahison.


Thanarok entre dans la salle de soin après avoir annoncé sa présence, saluant l'Archimage avec gratitude.

T — "Alors, comment va-t-elle ?" D'un ton inquiet.

M — "Une chose est sûr, c'est que votre petite à besoin de repos, pour ce qui est du reste, tout est noté sur un parchemin que voici."

T — "Pensé vous qu'elle gardera des fardeaux de l'accident ?"

M — "Je ne peux rien vous garantir pour le moment à ce sujet, sa blessure guérie lentement, une fois sortis, lisez mes explications et vous comprendrez, aux files du temps.
En tout cas, soyez sûr que nous serons amené à nous revoir, quand le moment sera venu."


T — "Entendu, merci infiniment, j'ai une dette éternelle envers vous."

Thanarok, tout en rangeant le parchemin en Lin fraîchement effilé dans sa besace, s'approche de Freyakizel, pour la prendre a bous de bras.
Il se dirige vers la sortie, l'enfant logé contre sont torse, les yeux mis clos, quand l'Archimage, qui au dernier échange de regard lui dit,
"Je me nomme Iclasiuss Rodoplast, qu'Adonysia fleurisse votre chemin."; le père répond "Je suis Thanarok Agon, que Kanghar fasse de votre vie un océan, sans tempête, foisonnant de vie.".
Il finit alors pars sortir de la salle de soin d'Iclasiuss, puis de la tour des Mages tout en chuchotant des mots doux à sa fille, toujours en pleine confusion. Il ne voulait pas se risquer à un voyage retour vers le nord, il entreprit alors de s'établir au Rokdor, ce qui sera l'occasion pour Freyakizel de revoir sa mère, bien trop souvent en diligence commerciale.

φψΠδω:"Pénible tâche qu'est d'animer l'avidité, la colère et la solitude au sein d'un être, c'est pourtant ce à quoi s'applique δ périodiquement, par amplification des ressentiments, durant plusieurs années après la sortie de stase de l'enfant.
ψ et δ sont les clefs de son conditionnement, qui la guideront sur un chemin d'héroïsme solitaire et périlleux, de soif de pouvoir et d'avarice.
La recette idéal, rendant les histoires plus riches en mémoire vives et intense.
Ainsi de part ce fait, une fois pleinement alimentée, notre singularité sacrée Ο Σ∩∂, pourra s'ériger en dieux au côté de Borhor, notre maître et protecteur..."

Le voyage avait été court, voyage durant lequel Freyakizel pus reprendre quelque peu ses esprits, le teint toujours blême. Alors que le ciel laissait paraître ses dernières lueurs, elle et son père arrive dans la citadelle du Rokdor pour trouver refuge dans une taverne, le temps de trouver un chez soit dans ses lieux. Thanarok une fois installé, pris le temps de lire le parchemin donné par l'Archimage Iclasiuss. Ce dernier stipulait, en lettres effilées aux courbes parfaites, une mise en garde, accompagné de directives.

Protocole et traitement

Votre enfant, soyer en sûr va guérir physiquement, mais gardé un œil attentif à son évolution, noté le moindre changement dans son regard sur le monde, un parasite de nature éthériser, agissant sous forme nucléique est responsable de son état. L'enfant est trop jeune et le parasite trop encré pour être extractible.
Le seul moyen pour vous d'identifier l'origine de son mal, est d'observer l'influence exercer sur votre fille, j'entends par la, d'éventuel crise de colère, entre autres comportements extrêmes ou limité dans la raison.

~ Veillé à renforcer son corps, pour qu'elle puisse se réapproprier et qu'elle évacue toutes formes d'agressivités de façon canalisée.

~ Orienté là vers la connaissance, pour garder son esprit vif apte au discernement.

~ Pensé à renouveler le cataplasme de chanvre sur sa blessure toutes les décades, jusqu'à guérison totale.

Vous reviendrez me voir dans douze ans si tout ce passe bien, dans le cas contraire contactez-moi, en me détaillant la situation, ainsi nous pourrons faire le nécessaire.


Bien à vous,


Iclasiuss Rodoplast
ƒ Archimage des reflets ƒ
Dernière édition par Argoneria le Dim 17 Mar 2019 01:13, édité 3 fois.
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Re: Une nuit sans fin dans le vertige du réel.

Messagepar Argoneria » Ven 15 Mar 2019 19:04

Chapitre II (Introductions): La famille pour seul espoir.

φψΠδω:"Voilà maintenant deux nuitées, que le mâle Thanarok, maintenu sous pression par nos offensives sur sa fille, ces établis au Rokdor dans l'attente de sa femelle, qui n'allait pas tarder à lui revenir après avoir fini de commercer de futiles ressources, impropres à nos conditions. Π procédas donc, à une manœuvre sur les possibles, en faisant en sorte, que par mégarde, un responsable d'écurie empoisonne un récemment livré par la génitrice en question, en leur servent une eau croupie, ce qui eu pour effet de rendre applicable par obligations, un remplacement du troupeau de bestiaux, dans un village suffisamment proche du lieu de fonctions de la génitrice et relativement éloignée de notre proie.Il fallait à tout prix accroître la sensation d'isolement de nos denrées à pattes, afin de leurs assurer l'application d'un conditionnement de qualité, ce qui fut un succès notoire. La femelle du nominatif "Sidersen" n'eu pas d'autre choix que de repartir en urgence pour plusieurs jours. La manœuvre fut donc menée à bien, malgré un imprévu de moindre conséquence, que nous qualifions de surprise avantageuse pour notre faim grandissante."



L'aube laissait paraître sais dernières lueurs orangées sur le flanc de la montagne du Rokdor, avant de suivre son axe vers le zénith. Thanarok ne trouvais plus le sommeille depuis son arrivée il y a deux jours, il n'avait de cesse de veiller sa fille durant ces nuits et quand bien même le jour se levait, malgré les soins reçus, elle affichait un visage blême et confus. Il trouvait sa fille changée, qui à plusieurs reprises manifestait un mouvement de recul à son approche, comme si un individu hostile s'en venait, avant d'être rattrapée par la réalité de son affect pour lui. Thanarok était toujours aimant, mais le cœur serré à chaque regard posé sur son enfant, il comptait secrètement, sur la présence à venir de sa femme qui ne saurait trop tarder à ce moment, pour oser espérer voir une flamme se raviver dans le regard de Freyakizel.
Quant au parchemin donné par le mage, il était bien trop troublant et si peux fournit en informations à la hauteur de son intellect, n'était pas en mesure de comprendre, il ne pouvait qu'interpréter, entre fabulations angoissantes et applications des consignes prodiguées, à l'apparence futile. Après tout, il n'avait pas eu à débourser un sou pour ce service.


T — Frey, c'est l'heure de se lever ma petite. Maman ne devrait pas tarder à arriver. La voix douce comme à son habitude, mais maintenant avec un fond d'appréhension.

Freyakizel peine un temps à ouvrir les yeux encore blottie dans le drap en Lin rugueux, avant de donner les premiers signe de réveille.

T — Allé vient te préparer, te faire toute belle, ton petit frère sera là.
À peine il eu finit sa phrase que l'enfant, montra plus de volonté à se redresser, toujours avec ce geste de recul craintif, maintenant habituel à la vue de son père.

Malgré ce pincement au cœur auquel Thanarok commence à s'habituer, il poursuit du même ton, cependant troublé par une chose nouvelle, qui nourrit son inquiétude et qu'il peine à ne pas faire transparaître. Il voit une teinte brumeuse, grisâtre dans les contours des iris de sa fille.

T — De plus, on en profiteras pour aller voir un dragon capturé hier, tu ne voudrais pas rater une occasion pareille, hein ?

F — Olalaaa, c'est vrai papa !? Avec Tayron et maman, même s'il ne fait pas beau dehors ?
L'enfant maintenant debout, cherche ses vêtement citadin en tâtonnant des mains, comme si sa vue était amoindrie, tout en parlent d'un air enjoué pour la première fois depuis l'accident.

T — Oui ma chérie, même s'il ne fait pas beau.
Préoccupé par le maintien d'une bonne humeur fragile enfin retrouvée, il préférât ne pas exprimer son inquiétude sur le symptôme qu'il venait de voir dans les yeux de Freyakizel.


Une fois fin prêts, ils partirent en direction du lieu de rendez-vous, non loin de leurs habitat temporaire, dans la fraîcheur du matin.

φψΠδω:"Comme il est plaisant de semer la tournante dans l'esprit étriqué des humains, même si ce n'est pas cela qui nous nourrit, ça à le don de nous divertir, tout en contribuant à l'égarement de leurs âmes avant le moment du trépas. La noirceur de leur mémoire y est pour beaucoup dans ce long procédé, qui pour finir les pousse à s'abandonner à notre vénérable singularité. C'est pourquoi pendant que ψ s'évertuait à conditionné l'inconscient de la jeune enfant, φ pris plaisir d'obscurcir sa vision, la coupant ainsi davantage de son environnement, rendant moins visibles les choses que les êtres de chaire qualifie de "beau", "apaisent", entre autres concepts futiles et illusoires.
Si nous avions une bouche, nous ririons à gorge déployée de leurs médiocres vies."

Ο Σ∩∂: " Sans moi, il n'y aurait pas eu de "Héros" digne de ce nom...
Il va donc de soi que je récolte et consomme mes créations...
"
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