Les Marionnettistes

Les livres poussiéreux racontent beaucoup de choses.

Les Marionnettistes

Messagepar Llerayn » Mer 10 Juil 2019 17:22

Bien des hommes se demandent si leur nom subsistera après leur mort, ou disparaîtra avec eux. Bien des hommes pensent accomplir des actes exceptionnels, persuadés qu'on louera leur bravoure pendant des générations.

Mais en réalité, bien peu sont de ceux-là. La majorité sombre dans l'oubli. Les récits de leurs aventures sont perdus, altérés par le temps.

C'est une de ces histoires que l'Ordre des Maîtres Penseurs a retrouvée. Mais malgré l'effort de nombreux érudits, certains éléments ont été irrémédiablement perdus. En dernier recours, la Mestre Eranah de la Lignée Llerayn et Sir Kyrato de la Famille Elyom ont décidé de faire appel au plus grand nombre. À vous, habitants d'Hédarion.

L'objectif de cette campagne est de reformer cet ouvrage, de combler les trous.
Un peuple qui oublie son passé se condamne à le revivre.
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Re: Les Marionnettistes

Messagepar Elyom » Jeu 11 Juil 2019 13:55

Règle:

Nous rappelons que les règles du forum et du jeu s'appliquent dans le cadre de cette animation. En plus de celles-ci, les règles suivantes sont propres à ce sujet:

1) Chaque texte posté amènera des questions (posées explicitement dans la majorité des cas). En tant que lecteur, vous aurez une journée à compter de la publication des textes concernés pour proposer des réponses à ces questions, ou des événements en lien. Ces propositions sont à envoyer en mp sur le jeu ou le forum (à Llerayn ou moi-même).

2) Chaque question amènera à un sondage afin que vous déterminez l'orientation de l'histoire. La phase durera une journée également.

3) A la fin du vote, les écrivains devront suivre vos directives et vos choix afin de vous proposer une suite la semaine suivante.

4) Ce cycle se poursuivra jusqu'à la fin de l'histoire.

5) L'Ordre se réserve le droit de supprimer une proposition jugée inappropriée (dictature des écrivains toussa).

6) Vous ne pouvez pas faire mourir les personnages. Vous pouvez cependant les placer dans des situations particulièrement critiques si vous êtes de méchants sadiques, l'écrivain devra se débrouiller avec ce qui lui est donné.

7) Il n'y en a pas.

8) Les temps donnés dans les présentes règles sont susceptibles d'être adaptées au bon vouloir des écrivains (parce que ça reste notre sujet et qu'on fait ce qu'on veut nanmého).

9) Il n'y a pas de récompenses à part le plaisir de nous faire souffrir bande de sadiques

10) Merci de ne pas poster à la suite de ce sujet.

11) Amusez-vous!



FAQ:
N'hésitez pas à nous poser des questions si un point vous semble vague, nous nous ferons un plaisir d'y répondre.
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Re: Les Marionnettistes

Messagepar Llerayn » Ven 12 Juil 2019 17:44

1-L'enfant de la rivière

L’eau s’écoulant sur le rivage était le seul bruit ambiant. Son régulier, et étrangement apaisant, voire soporifique. Animaux, comme peuples évolués d’Hédarion, semblaient s’être tus pour le laisser emplir l’air de sa sérénité. Contrairement au fracas de la cascade aux pieds du Rempart ou aux vagues s’écrasant sur les falaises séparant le continent de la mer en bien des endroit, cette eau était calme, et semblait murmurer des paroles apaisantes aux oreilles du corps qu’elle transportait avec elle. Ce dernier, inerte, ressemblait à un enfant, endormi dans les bras de sa mère. Flottant allongé sur le dos, il se laissait ballotter par le faible courant. Plusieurs fois, la rivière manqua de la perdre sur sa berge, mais le ramena de justesse dans son lit. Les deux poursuivaient alors leur chemin, doucement, avec l’eau s’écoulant sur le rivage comme seul bruit ambiant.

Ils naviguèrent ainsi longtemps, sans que leur progression ne soit arrêtée, sans qu’aucun être ne voit cet étrange manège. Celui de l’enfant endormi dans les bras de sa mère, du corps gardé jalousement par la rivière. Mais l’idylle finit par être rompue, lorsque le corps se perdit sur la terre. Plusieurs fois, l’eau tenta de le reprendre, de le ramener dans ses bras. Mais l’être ne bougeait pas, endormi dans les bras de son père, reposant sur la terre. Alors la rivière se contentait de venir chatouiller ses jambes nues de ses vagues sur le rivage, seul bruit ambiant.

Le temps passa, sans qu’aucun être ne voit ce singulier tableau. Celui de l’enfant endormi sur le ventre de son père, que sa mère tente de reprendre, du corps gardé jalousement par la terre. Etait-ce un corps sans vie? Ou simplement un être endormi? Ses vêtements déchirés peinaient à encore recouvrir son corps, cicatrisé en de multiples endroits. Mais en y regardant de plus près, l’on pouvait voir son ventre se soulever légèrement. Une respiration faible mais régulière, à moins que ce ne soit l’eau venant jusque dans son dos, tentant de le reprendre dans ses bras, la rivière tendant ses membres sur le rivage, seul bruit ambiant.

Le corps finit par bouger. Des sursaut dans les doigts d’abord, qui s’étendirent au reste de son être. Enfin, ses yeux s’ouvrirent. Ils fixèrent les feuilles des arbres, là, au dessus de lui. Le vent caressant les branches était le seul bruit ambiant, seul avec l’eau se retirant du rivage. Les yeux admirèrent longtemps le jeu de la verdure, d’ombre et de lumière. Puis, ils se détournèrent. Et le corps se redressa lentement, avant de baisser la tête sur ce qu’il lui restait de vêtements. Ses yeux s’écarquillèrent alors. Et le vent se tu. Plus aucun son ne venait briser la bulle dans laquelle l’être se trouvait.


Quels sont le sexe et la race de ce personnage? Pourquoi il/elle écarquille les yeux ? Quelque chose vient-il briser la bulle ?
A vos claviers.




******
1-L'ombre de glace

Le craquellement du givre sous ses bottes était de plus en plus présent, à mesure que l’individu avançait dans cette immensité blanche et vide. Un sentiment d’urgence se ressentait sur les traits de l’être, dont le visage était parsemé de taches blanches abandonnées par la neige tourbillonnant aux alentours.

Il ne regardait pas derrière lui, il ne fait qu'avancer en se protégeant tant bien que mal les yeux avec son bras.Le vent et la neige lui cinglaient le visage, des légère coupure et craquelure étaient apparues, ses lèvres saignaient à cause de cela.

Le craquement de la glace à ses pieds mélangé au vrombissement constant du vent autour de lui ressemblait aux hurlements d’une bête proche, accentuant son sentiment d’insécurité et d’urgence, il devait faire vite. Depuis combien de temps marchait-il? Il ne savait plus, mais il devait continuer. Pourquoi? Il ne savait pas non plus. Il se devait de le faire.

Le hurlement du vent se faisait de plus en plus pressant, l’individu peinait à marcher et ressentait de la fatigue, mais si il s'arrêtait, il mourrait.

Il se donna une claque, inspira et expira pour tenter de se calmer, et reprit sa route, ses yeux dirigés vers son objectif, entouré du vacarme inhospitalier de ce lieu de mort blanche qu'est la Banquise.


Quel sont le sexe et le nom de ce personnage? Quelles sont ses caractéristiques physiques? Comment est-il vêtu? Quelle est la suite directe des évènements?
A vos claviers.
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Re: Les Marionnettistes

Messagepar Llerayn » Sam 13 Juil 2019 22:23

Voici le lien du sondage. Vous avez jusque demain minuit pour voter pour vos propositions préférées.
Votes terminés

En cas d'égalités, si les propositions sont compatibles elles seront toutes prises en compte. Sinon, les auteurs choisiront leurs préférées :3

Résultats:
https://fr.surveymonkey.com/results/SM-RTBPXPKL7/
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Re: Les Marionnettistes

Messagepar Llerayn » Ven 19 Juil 2019 23:16

2-Beauté sylvestre

Incrédule, il passa sa main sur son corps. Tantôt rugueux sur les motifs des coquilles, tantôt lisse, presque doux sur les algues. L’ensemble était collé sur sa peau jusqu’à la recouvrir presque entièrement. Il tenta de s’en débarrasser, mais sans succès. Fronçant ses fins sourcils, il saisit à pleine main un coquillage qu’il tira de toutes ses faibles forces. Une douleur subite remonta dans ses membres, le faisant lâcher l’élément dans un petit cri. Soudain saisi d’une crainte, il leva son bras droit au niveau de son visage, et approcha lentement sa main, presque tremblant. Ses doigts se posèrent sur sa joue. Avec appréhension, il les déplaça vers son œil, son front, avant de redescendre de l’autre côté. Il soupira de soulagement en arrivant au niveau de son nez. Son visage au moins était resté tel quel.

Il s'arrêta, pris d'un doute. Qu'est-ce que c'était "tel quel"? Il se redressa difficilement, et s'approcha de l'eau. Celle-ci recouvra rapidement ses pieds nus, faisant flotter les algues accrochées à ses chevilles. Il regarda l'étrange manège des plantes dans l'eau calme, avant de porter son regard un peu plus loin, sur son reflet. Une nouvelle fois, il porta sa main à son visage, et le détailla dans l'eau à mesure qu'il le parcourait de ses doigts, semblant le découvrir pour la première fois. Sans se presser, il remonta le long de son nez fin, fit le tour de ses yeux verts légèrement en amandes, écho à la couleur des feuilles bougeant dans le vent là-haut. Il remonta sur son front, repoussant ses cheveux bruns dont certaines mèches venaient même jusque devant ses yeux. Les lèvres entrouvertes, il approcha ses mains de ses oreilles, dont les pointes dépassaient des mèches rebelles qui couvraient sa tête.

Il allait redescendre sur son corps aux vêtement déchirés, lorsqu'il entendit un bruit à sa gauche. Dans un sursaut, il se tourna vers le craquement, cherchant du regard ce qui l'avait provoqué. Il eut juste le temps de voir un mouvement doré. Comme si toute la forêt avait attendu ce moment pour se réveiller, les sons commencèrent à affluer à ses oreilles. D'abord le bruit du vent dans les branches, puis celui de l'eau sur le rivage. Ensuite vinrent les animaux et les chants des oiseaux. Puis il entendit une respirations saccadée derrière l'arbre où il avait entendu le craquement. Il resta figé, le temps de s'habituer à cette diversité sonore qu'il n'avait plus entendu depuis… Il ne se souvenait plus. Seul le bruit de l'eau lui revenait en tête.

Alors qu'il tentait de se souvenir, il aperçut un visage timide sortir de derrière le tronc. Les cheveux dorés qu'il avait vus avant étaient accompagnés d'un œil mordoré. Il essaya de suivre la direction de son regard, et se posa sur les résidus aquatiques recouvrant son corps. Gêné, il tenta de les couvrir des restes de vêtements qu'il portait. Il voyait la peur et la curiosité se disputer dans l’œil de la fillette. Il hésita. Devait-il fuir? Ce lieu lui était inconnu… Mais à vrai dire il ne se souvenait de rien d'autre que du murmure de la rivière… Ainsi qu'un mot. Faerin.

Que fait l'enfant ? Qui est la petite fille (par exemple sa race, son nom...)? Comment réagit la fillette quand elle voit qu'il l'a remarquée? Qu’est-ce que “Faerin”?
A vos claviers.




******
2-Monstuosité glaciale

L’homme marchait depuis un moment, le vent avait faibli, mais le froid était toujours aussi présent et mordant. Les vêtements qu’il portait suintaient d’eau. Il maudissait son empressement à partir, il aurait dû mieux s'équiper pour cette traversée, mais il lui avait fallu partir à la hâte… C’était vital. Il s’arrêta quelques instants, se recroquevillant sur lui même pour se réchauffer et tenter d'accéder à la nourriture qu’il gardait dans sa besace. Il en sortit un morceau de viande qu’il engouffra très rapidement et mâcha avec difficulté, la mâchoire figée par l’environnement glacial.

Une fois la nourriture avalée, il reprit sa marche, toujours dans la même direction. Le vent n’était plus qu’une caresse sur son visage tuméfié par la glace, il ne ressentait plus rien, ses cheveux blanc était recouvert d’une épaisse couche de neige qu’il enleva d’un mouvement de main tremblante, qu’il s’empressa de ranger ensuite dans ses poches. Il réajusta son carquois et son arc, avec une moue de dépit devant le maigre nombre de flèche restante.

Tout en marchant, ses pensées volèrent jusqu’à ce fameux départ précipité… Il réfléchit au sens que tout cela avait, sans s’apercevoir que la brume s'épaississait autour de lui. Puis soudainement, un hurlement déchirant et guttural le sortit de sa torpeur psychique.
Il s'accroupit instantanément par réflexe, ses yeux vert se dilatant pour essayer d’apercevoir quelque chose dans cette brume dense…

Le son se rapprochait, c’est tout ce qu’il pouvait savoir. Il entendait également la glace se craqueler sous le poids de la créature, et le son que cela faisait ne lui plaisait pas du tout. Il entreprit de marcher doucement dans le sens inverse du bruit, doucement et difficilement à cause de la faible visibilité. Il voulait absolument éviter de rencontrer un loup ou un ours dans cette situation, il décida donc qu’un détour devenait obligatoire. Il allongea donc la marche pour s'éloigner le plus possible des sons qu’il finit par ne plus entendre, mis à part le bruit régulier de ses propres pas sur la couche de glace.

Il souffla un petit peu rassuré et reprit sa marche, ses yeux vert furetant dans toutes les directions, cherchant à distinguer une quelconque ombre. Le vent s'intensifia soudainement et lui vrilla les oreilles, il sortit ses mains de ses poches et les plaqua sur ses oreilles en se recroquevillant sous la douleur.

Il ne vit donc pas la patte lui arriver dessus et lui entailler l’avant bras gauche sur une grosse longueur. Il ne ressentti même pas la douleur tout de suite, ses yeux s’ouvrirent en grand, et son premier réflexe fut de rouler sur le côté. Ce qui lui fit lâcher un cri de douleur et une larme qui se gela instantanément sur sa joue.

Il se redressa, accroupi et regarda son assaillant. Ses craintes étaient trop faible pensa-t-il. Devant lui se tenait une énorme bête difforme. Un corps de loup, et une tête d’ours avec des yeux vitreux. La bête avait des morceaux de chair à vif et des poils noir ensanglantés. Elle se dressait de toute sa stature au dessus de notre héros, avant de retomber lourdement devant lui et de hurler à son visage. L’homme se mis soudainement à trembler, et réagit en une petite fraction de seconde. Il se mit à courir, porté par l’adrénaline, dans la direction opposée de la créature. Il n'eut pas besoin de se retourner pour la sentir partir à sa poursuite, ni besoin de voir l’état de son bras, de sa fatigue et de l’immensité mortel autour de lui pour se douter que ces chances de survie était faible. Tout en courant, il chercha du regard un moyen de s’en sortir.

Son arc et son carquois lui vrillait les épaules, son bras droit, qu’il avait recouvert d’un morceaux de son haut déchiré, ne saignait plus, mais le froid s'engouffrait dans la plaie. La mort à l’état brut cherchait à le pénétrer. C’était cette seule douleur qui le maintenait en état d’alerte et de mouvement. Il réussit à plusieurs reprise à esquiver la bête, tout en continuant sa course. Mais il ne voyais pas de possibilité de refuge, ni de solution… et son arc ne lui était d’aucune utilité dans la situation présente.

A moins que… l’homme s’arrêta à un moment, ayant distancer un peu la bête dont il entendait les rugissements et les pas s’avancer vers lui, plus lentement, comme si elle était fatigué… Ou plutôt comme si elle jouais avec lui, pensa-t-il. Il sorti ses trois flèches, et en planta une devant lui avec sa main droite, assez fortement, au point que le fer s'enfonce dans la fine couche de glace. Il serra également un peu plus son bandage de fortune, ce qui lui valu un cri de douleur.

Il vit la créature. Elle marchait vers lui doucement, sa tête d'ours semblant ricaner. Ses yeux noir et vitreux ne le fixaient même pas, il ne pouvait dire comment cette bête savais ou il était, mais il savait qu’elle le trouverait. Il empoigna ses deux flêche restantes et couru en parallèle de celle qu’il avait planter. Le loup à tête d’ours bondit vers lui, et dans son élan, le percuta.

L’homme roula sur quelque mettre avant de se redresser et de planter une autre flèche dans le sol, fissurant la banquise. Il aperçut une fissure, pas très nette. Il espérait que c’en était bien une. Il se releva et fit face à la bête, qui se jeta à nouveau sur lui. Il l’esquiva et lui planta sa dernière flèche dans un des ses orifices vitreux.

Il savait très bien que cela ne servirait à rien, à part la mettre encore plus en colère. Il s'accrochait à l’espoir de son plan fou. Il se mis à courir vers la premier flèche qu’il avait planté, la boule de colère pure le suivant. Notre homme courut avec les dernières forces qui lui restait et glissa vers la flèche avant de se redresser en face. Il lança un coup d’œil sur la banquise pour s'assurer de sa chance. La créature de la banquise fonçait vers lui, créant des secousses sous son poids, et l’homme vit. Il s’accrocha à cette vision et poussa la flèche encore plus profondément dans la glace. Une fissure se créa, et zébra sur la glace en face de lui à la vitesse d’un serpent en chasse. Elle passa sous la bête et une constellation de petits serpents apparut sous ses pieds, créant des cavité de part et d’autres.
L’homme eut juste le temps de rouler en arrière avant de voir la glace se disloquer devant lui, emportant la bête qui poussa un cri et tenta de nager avant de s’enfoncer dans cette nébuleuse noir et blanche.

L’homme respirait vite, le cœur battant la chamade, le bras ensanglanté et la tête vrombissante du bruit au alentour. Il se leva et s’éloigna de cette mare le plus rapidement possible avant qu’elle ne s’effondre également sous ses pieds. Il marcha quelque minutes. L’adrénaline passa. La douleur revint, foudroyante. Il s’effondra dans la neige, et sa vu commença à se brouiller. Il eut juste le temps d’apercevoir une ombre humanoïde au dessus de lui, souriante…

Il ne réussit juste pas à savoir si ce sourire se devait rassurant avant de sombrer dans le ténèbre.

Pourquoi l’homme voyage ? Quelle est la gravité de sa blessure? L'humanoïde. Ennemi ou Ami? Et à quoi ressemble-t-il? (Optionnel: Quel est son nom?)
A vos claviers.
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Re: Les Marionnettistes

Messagepar Llerayn » Dim 21 Juil 2019 00:00

Voici le lien du sondage. Vous avez jusque demain minuit pour voter pour vos propositions préférées.
Votes terminés

Résultats:
https://fr.surveymonkey.com/results/SM-BKJM7XH77/
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Re: Les Marionnettistes

Messagepar Llerayn » Ven 26 Juil 2019 23:45

3-Retour

Voyant que la fillette ne partait pas en courant malgré son corps pour le moins étrange, le petit elfe se permit de regarder autour de lui. Il ne voyait que des arbres, à perte de vue. S’il suivait la rivière, il trouverait peut-être une ville, ou un village. Mais pour quoi? Pour se retrouver dans la même situation qu’actuellement, à se demander s’il devait aborder les habitants ou fuir un peu plus loin dans la forêt? Si seulement il se souvenait…

Il regarda l’enfant, toujours cachée derrière son tronc. Elle le fixait, son regard oscillant encore entre la peur et la curiosité. Il avança d’un nouveau pas. Comme elle semblait sur le point de partir en courant, il s’arrêta, les mains écartées afin de lui signifier qu’il ne lui voulait pas de mal.
“Salut...”
Sa voix ne semblait pas la rassurer, mais il continua.
“Tu t’appelles comment?” Il accompagnait ses mots de gestes lents. Toujours à moitié cachée, elle lui répondit d’une petite voix. Yeuse. “Tu peux m’aider Yeuse? On est où?”

Elle ne répondit pas, mais se décolla du tronc. Il crut un instant qu’elle allait s’enfuir, mais elle se rapprocha de lui. Il remarqua alors que ce qu’il avait d’abord pris pour une petite branche passant dans ses cheveux était en fait une corne. Ses jambes étaient recouvertes d’un poil blond comme ses cheveux et terminées par des sabots à la place de ses pieds. Ce fut lui qui recula instinctivement à la vue du corps de la fille. Il se prit les pieds dans une branche, et bascula en arrière. Instinctivement, il ferma les yeux, avant de finir par terre, sur un tapis de feuilles qui avait amorti sa chute. Il vit son regard inquiet, et, sa peur vaincue par la maladresse du petit elfe, elle lui tendit timidement la main. Il la prit à contre cœur, un air boudeur sur le visage. Après tout, entre “monstres”, ils pouvaient bien s’entre-aider…

La satyre le guida savamment dans la forêt, sans marquer la moindre hésitation, et ils arrivèrent bientôt en vue d’une petite colonie. Quelques habitants se retournèrent sur le passage des deux enfants, et les suivirent, intrigués. Ils s’arrêtèrent auprès d’une femme ressemblant à Yeuse -sa mère sans doute- et la petite lâcha la main de l’elfe. Le regard des adulte passait rapidement d’un enfant à l’autre, avant de s’arrêter sur celle de leur peuple, qui s’adressa à sa mère.
“Mater! Deus redit!
-Estne certus ? Estne deum ? Sed iste puerum...
-Deus est ! Videte corpus suum!
-Ex longo profectus est... O Faerin ! Presentiae tuae honoramur !"
Le silence s’installa plusieurs minutes, alors que tous fixaient l’elfe, qui ne comprenait pas un traître mot de ce qui se disait. Enfin pas un traître mot. Cela serait un mensonge. Il avait compris un mot. Un unique mot.
“Faerin? Qu’est-ce que Faerin? Dites-le moi! S’il vous plaît…
-Videte ! Non deum est ! Non intellegit quae dico !
-Nostrem fidem forsitan probet…
-Ubi erat ?
-In sacro flumine dormiebat.
-Dormiebatne?
-Dormiebat.
-Insolitum est… L’adulte regarda le jeune elfe, avant de déclarer. Nisi forte obliviscebatur…"

Voyant qu’il semblait toujours aussi perdu, elle soupira. Sa fille le regarda, incrédule, et lui demanda dans une langue hésitante:
-Tu ne comprends vraiment pas? Comme il secouait négativement la tête, elle se tourna vers sa mère, qui leur fit signe de la suivre.

Elle les mena à travers les arbres, jusqu’à une maison semblant avoir poussé plus qu’avoir été construite. Elle leur désigna d’un geste deux “sièges”, sur lesquels ils s’installèrent. Elle prit alors la parole, s’adressant à l’elfe.
“Je suis désolée Faerin, je ne parle pas très bien la langue commune.
-Qu’est-ce que c’est “Faerin”?
Les deux satyres échangèrent un regard inquiet. L’adulte reprit, gênée.
-C’est… ton nom.
-Mon… nom?
La satyre acquiesça.
-Tu ne te rappelle de rien?
Il fit non de la tête, hésitant à se confier aux créatures.
-Qui êtes vous? Pourquoi m’avoir amené ici? Et c’est où ici? Et moi… Qui je suis?
-Doucement, Faerin. On va tout expliquer comme on peut. Nous sommes satyros. Les enfants de la Forêt.
-C’est là qu’on est? La Forêt?
-Les hommes l’appellent autrement. Pour nous c’est juste Forêt, Silva, parce que c’est la seule qu’on connaît. Faerin, laisse nous t’aider. De quoi te rappelles-tu?
Il les regarda, essayant de comprendre tout ce qu’elle avait dit, et hésitant encore à lui faire confiance. De son côté, elle respectait son silence, attendant qu’il reprenne la parole.

Faerin fait-il confiance aux satyres? Que leur révèle-t-il (toute la vérité, une partie (quels éléments?), il ment... choisissez)? Où sont-ils actuellement? Comment les hommes appellent-ils cet endroit?
A vos claviers.






******

3-Pertes


L’homme se réveilla. Il était allongé sur une paillasse faite de foin entrelacé. Il se redressa, son bras lui faisait mal, mais il remarqua que la plaie était recouverte d’une pommade noirâtre. Il ravala sa salive en ramenant son bras contre lui et lâcha un petit râle.

Il était dans une petite pièce, avec seulement le semblant de lit, une sorte de commode, une chaise, une table et une minuscule fenêtre. Il remarqua son carquois vide et son arc déposé sur la commode. Il se redressa et regarda dehors par la petite ouverture. Il ne reconnut pas où il était, mais il n’était plus sur le désert de glace. Il pensa tout de suite qu’il était sûrement dans une petite ville côtière.

Le spectacle que cette petite lucarne lui offrait était atypique pour cet homme étranger aux glaciers. Le petit port devais compter très peu d’habitations, et elles étaient toutes recouvertes de neige. Mais on pouvait voir qu’elles étaient faites en bois noir, et que les toitures étaient bourrées à la chaux. Il pensa seulement au temps que les résidents avaient pris pour simplement construire ces quelques maisonnées, quand la porte de sa pièce s’ouvrit. Une ombre massive se faufila à l’intérieur de la pièce d’un pas lourd.
Le nouvel arrivant regarda l'homme, fit un geste de la main pour qu’il le suive, puis il se retourna et ressortit de la pièce en se baissant. L’archer le suivit, tout en le détaillant. C’était un homme gargantuesque, son crâne rempli de cheveux brun et luisant de graisse touchait le plafond de la bâtisse. Son visage était stoïque et ses petit yeux ressemblaient à deux petites billes bleues enfoncées dans son crâne. Son visage semblait enfantin et contrastait avec son corps qui semblait taillé dans de la pierre.

Notre héros suivit donc le nouvel arrivant, qui n'avait pas dit un mot depuis qu’ils s’étaient vus. Ce qui n’était pas pour déplaire à l’archer. Il remarqua seulement que son bras ne lui faisait plus aussi mal qu’au réveil et que, malgré quelques rigidités, il pouvait le déplacer quand même. La plaie sous la pâte noir avait l’air de s’être refermée. Il ferma le poing et le rouvrit, une légère douleur lui vint, mais rien d’autre. Il hocha la tête de satisfaction.

Le géant arriva devant une porte, après un long couloir fait du même bois noir que toutes les habitations, il toqua à la porte et l’ouvrit sans attendre la réponse.
A l’intérieur, une petite salle bien décorée. Des tentures lourdes pendaient aux parois rocheuses, un tapis richement brodé atténuant le bruit des pas se déroulait jusqu'à un trône en pierre relativement simple et inconfortable, contrastant avec le luxe environnent. sur le trône siégeais un homme malingre, avec de long cheveux gris désordonnés lui tombant sur le visage et des yeux d’un blanc neigeux, magnifiques et envoûteurs. Le vieille homme fit simplement un geste de la main et le gorille qui était venu avec notre héros sortit de la pièce en refermant la porte derrière lui.

L’archer ne se sentait pas à l’aise en présence de cet homme, qui ne lui inspirait aucune confiance, malgré l’aura de charisme l’entourant. Néanmoins, ce devait être grâce à lui, et au géant dehors, qu’il n’était pas mort de froid sur la Banquise. Il se rapprocha du vieille homme quand celui-ci lui fit signe de venir le rejoindre.

Plus il se rapprochait, et plus son sentiment de mal être grandissais. Une fois qu’il fut devant le vieillard, il n'avait plus qu’une seule envie, c’était de faire demi-tour et s’enfuir d’ici, de partir loin de cet être en robe noir qui le regardait à travers ses yeux miroitant d’aveugle, qui semblaient tenter de percer son âme et sa conscience.

Il se retint tant bien que mal pour écouter ce que l’homme lui voulait, il savait bien que l’aide ne serait jamais gratuite. Le vieillard leva sa main vers lui, et s’exclama :Je suis heureux que vous soyez en vie, Étranger. Cela aurait été… Embêtant que vous réussissiez à fuir la Forteresse blanche pour ensuite mourir bêtement sur la banquise… Seul…

L'Étranger recula de quelque pas. Comment savez-vous cela? Et qui êtes vous?
Son sentiment de mal être ne voulait pas partir, et il s'était renforcé avec cette déclaration.
Le vieillard secoua la tête et repris : Un de mes disciples t’observe depuis un moment. Nous avions simplement perdu ta trace quelques instants dans la banquise. Heureusement, ce ne fut que temporaire... Il s’arrêta un instant, semblant reprendre son souffle. On m'appelait autrefois le Patriarche. Même si ce nom a été oublié depuis un certain temps, je le suis et je le reste. J’ai une mission pour toi.

L’Étranger se sentit partagé entre l’envie de fuir, et celle de rester pour rendre la pareille à son sauveur. Il hésita un instant et se massa le crâne pour tenter de réduire le bourdonnement qui commençait à lui emplir la tête. Il finit par regarder le vieil homme et lui demanda directement ce qu’il voulait de lui.

Que veut le “Patriarche” ? Un nouveau personnage deviendra le partenaire de l’Étranger. Créez le, et décrivez le (description physique et race)
A vos claviers.
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Re: Les Marionnettistes

Messagepar Llerayn » Dim 28 Juil 2019 00:01

Voici le lien du sondage. Vous avez jusque demain minuit pour voter pour vos propositions préférées.
Votes terminés

Résultats:
https://fr.surveymonkey.com/results/SM-QZF7MKN97/
Lignée Llerayn,
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Re: Les Marionnettistes

Messagepar Llerayn » Ven 2 Aoû 2019 22:06

4-Origines
“Faerin, laisse nous t’aider. De quoi te rappelles-tu?
-L’eau. Elle parlait dans ma tête. Elle me disait que tout allait bien tant que je serais avec elle. Et puis une sorte de cri. Puis des lamentations. Puis plus rien.
Les satyres se regardèrent, inquiète pour l’une, fière pour l’autre.
-Qu’est ce que c’était?
-Continue Faerin, on expliquera après.
L’elfe hésita, avant d'acquiescer.
-Quand j’ai ouvert les yeux, j’avais mal partout. Et puis il y avait… Il marqua une pause, et passa une main sur les éléments marins encore accrochés sur son corps, bien qu’une partie ait disparu… ça.
Voyant qu’il commençait à trembler, l’adulte prit sa main entre les siennes, plongeant son regard dans le sien.
-Du calme Faerin.
-Mais je suis un monstre!
-Faerin, tu n’es pas un monstre. Tu es un dieu.
-Un...dieu?
Les deux satyre approuvèrent ensemble.
-Suis-moi.”

Sans lui lâcher la main, la satyre quitta le campement, pour l’emmener dans une grotte un peu à l’écart. Faerin regarda les parois, les yeux écarquillés. Elles étaient recouvertes de peintures visiblement très anciennes, illustrant des scènes de la vie quotidienne des satyres, de combats, et d’autres qu’il était incapable d’interpréter. Ses accompagnatrices, elles, ne disaient pas un mot malgré ses questions et ne regardaient même pas les parois. Enfin, ils arrivèrent dans une cavité assez grande pour accueillir des dizaines de personnes, si ce n’est des centaines. Le jeune elfe en resta bouche bée, incapable d’avancer. La satyre dû presque le tirer sur les premiers mètres afin de le pousser à avancer. Au fond de la caverne, un arbre vénérable déployait ses branches jusqu’à atteindre le plafond. Ses racines venaient se terminer dans un lac souterrain. Mais ce qui aurait pu être un endroit merveilleux était corrompu par la mort. Le bois de l’arbre était nu, là où auraient dû se trouver des feuilles et des fleurs. L’eau du lac était noire, là où elle aurait dû être claire et pure.

Les satyres, regardèrent ce triste spectacle, avant de s’agenouiller devant le lac, faisant signe à l’elfe de faire pareil. Il obtempéra, et l’adulte prit la parole.
“Vois, Faerin. Tu es dans le lieu de culte de notre peuple. L’arbre est le signe de Aelrie, maîtresse des plantes, et de tout ce qui pousse sur terre. Le lac… Le lac c’est ton signe, Faerin. Maître de l’eau, et de tout ce qui est dedans.

Le dieu fixait l’eau, essayant de ressentir quelque chose, de l’entendre comme il avait entendu la rivière. Mais tout restait résolument silencieux. Il percevait juste une douleur sourde, au niveau de son cœur.
-Pourquoi… Pourquoi il a mal?
Les deux satyres se regardèrent, avant de suivre celui de l’elfe.
-Qui? Le lac?
Il acquiesça, sous le regard surpris des deux autres.
-La caverne s’est assombrie il y a plusieurs décennies. D’un coup. Vous aviez… disparu.
Faerin garda le silence, fixant toujours le lac, puis se détourna soudainement.
-C’est quoi sur les parois?
-Faerin… Qu’est ce qu’il s’est passé?
-J’ai vu des dessins de chasse, mais il y en a que je ne comprends pas.

En soupirant, la satyre se leva, et se dirigea vers une des fresques.
-C’est l”histoire de notre peuple. On vivait avant dans la forêt des elfes, celle qu’ils appellent “Forêt de Jade”. Mais les hommes sont arrivés. Ils ont chassé les nôtres. Ils comprenaient pas nos coutumes, nos dieux… vous. Ils voulaient qu’on vénère leurs dieux, qu’on leur obéisse. On a fui. En parlant, elle montrait les dessins illustrant chaque étape de l’histoire. Vous nous avez guidés à l’est. Très loin à l’est. Jusqu’ici. Vous nous avez dit de nous cacher des hommes qui vivent près de Silva. Mais on a appris. On surveille les hommes. Pour pas que ça recommence comme là-bas.

Le jeune dieu posa une main sur un des dessin, comme attiré par lui. Presque complètement effacé, ses contours se perdaient dans la roche. Du doigt, il essaya de les suivre. Un homme sembla-t-il deviner, droit et fier. Il tendait le bras, mais pas comme on le ferait pour aider quelqu’un, plutôt comme on ferait pour accuser. Il n’arrivait pas bien à définir ce qu’il y avait en face de cet homme. Mais à ses pieds, il distinguait très nettement un symbole. Il ressemblait à un œil, formé de lignes et de courbes.
“Qu’est ce que c’est?”
La satyre s’approcha, et retira la main du dieu afin de regarder la peinture.
“Je n’avais jamais vu ce dessin auparavant… Elle baissa le regard sur le seul élément net, et pâlit. Faerin… Qui est cet homme?
Il la regarda sans comprendre, incapable de prononcer un mot devant son air terrifié.
-Éloigne-toi d’ici, c’est dangereux…
-Pourquoi?
-Ce symbole.. C’est Díhen… Ne t’approche jamais de lui. Jamais tu m’entends?
-Mais… Je suis un dieu. Comment un simple symbole pourrait affecter un dieu?
-Faerin, les sorts les plus puissants se résument souvent en un unique symbole. Accompagnés des bonnes incantations, et de la magie adéquate, ils peuvent être pire que les armes ou le feu. S’il te plaît, promets-moi de ne pas t’en approcher avant de te souvenir.”
Elle fixa l’elfe jusqu’à ce qu’il acquiesce, puis conduisit les deux enfants hors de la grotte, espérant que l’apparition soudaine de Díhen dans la suite de l’Histoire ne soit pas ce qu’elle pensait.

Qu’est ce que Díhen? En quoi est-il si dangereux pour Faerin? Que représente le dessin qui apparaît à la suite de l’Histoire (qui est l’homme, que veut-il?)?
A vos claviers.






******
4-Mission
l'Étranger avait repris la route, de nouveau sur l’étendue glacial de la banquise, mais cette fois-ci, il ne fuyais pas et ne voyageais pas seul…
Ghanima, une Nomade, le suivait en silence. Son pas silencieux et fantasmagorique l’avait tout d’abord mis mal à l’aise, et puis au fil des kilomètre engrangé, il n’y faisait plus attention. Elle était belle, avec de long cheveux ébènes coiffés dans la pure tradition Jhelomienne, et été habillée d’une tenue légère de même allure, semblant flotter dans le vent froid.

Il se perdit dans ses pensées, et se rappela… Quand le Patriarche lui avais annoncé la tâche qu’il devait accomplir… quelques jours plus tôt...

[...]

L’étranger était toujours posté devant le Patriarche, à attendre sa réponse. Celui-ci se leva avec difficulté de son trônes et claqua des doigts. Le nigaud ouvrit la porte dans l’instant.

Va me chercher l’esclave! Il donna cet ordre d’une voix douce, mais qui transpirait l’autorité. Il se tourna ensuite vers l’archer qui attendait toujours.

Connaissez vous la ville de Llyne? L’Étranger secoue la tête négativement. C’est une ville dévastée situé dans le Grand Nord. Elle a été ravagée il y a quelques années, et depuis plus personnes n’y est rentré. J’ai besoin de quelque chose qui est gardé là-bas. Mais avec ma situation, je ne peux y aller de moi-même. C’est la que j’ai besoin de vous.

L'Étranger réfléchit. Il ne voyait pas d'inconvénient à accomplir cette requête, si ce n’est cette désagréable sensation en présence de cet étrange homme. Il avait envie le plus vite possible de se débarrasser de cette tâche pour reprendre sa route, et ne plus s’approcher de lui… Il accepta.
A cette réponse, le Patriarche claque des mains et un large sourire vint illuminer son visage ridé. Une joie qui surprit un instant notre héros, qui signala au Patriarche qu’il allait partir le plus vite possible, ne sentant pratiquement plus sa blessures.

Au même instant la porte se rouvrit, et une femme entra. L’archer l’observa tandis qu’elle allait se poster à côté du Patriarche, elle avait des trait de Jhelomienne, mais sa peau transparente tranchait avec ses origines. Ce qui intrigua le plus notre héros était ses yeux, qui étaient emplis d’une tristesse et d’un froid. Il avait l’impression de fixer la mort.

Voici Ghanima, dit le Patriarche. La malheureuse est une esclave qui fut abattue dans les contrée sauvages de la Banquise… Et malheureusement pour elle, je n’ai pas pu la sauver comme vous. Cependant, son âme est restée accrochée à cette Terre. Et maintenant elle est devenue mes yeux. Elle va vous accompagner, autant pour vous soutenir, que pour que je puisse m’assurer que tout se passe pour le mieux.

L’Étranger acquiesça, ne réussissant pas à se détourner des yeux triste de la jeune femme devant lui. Cette dernière s'avança vers lui, et tendit juste la main, qu’il prit doucement. Malgré l’aspect brumeux de ses habits et de sa peau, la consistance de la main était présente. Elle n’ouvrit pas la bouche, comme lui, et ce fut leur premier contact. L’Étranger indiqua ensuite au Patriarche qu’il se mettais directement en route.


[...]

Trois jours plus tard, ils avaient avancé avec un bon rythme, Ghanima n'ayant aucun besoin de manger ou dormir, et L'Étranger, malgré sa faible endurance, étant habitué au grand voyage, et savait comment s'économiser tout en gardant une allure stable.

Il arrivèrent sans encombre aux abords de Llyne. La ville était bien en ruine, les habitations était faite du même bois noir que Lyeru, le village de pêcheurs, mais plus loin on pouvait apercevoir des bâtisse en pierre et un énorme bâtiment avec une tour au centre, trônant au milieu de la ville. Il imagina qu’il devait se rendre dans cet endroit en premier, au moins pour essayer de trouver des informations sur cet artefact.

Le Patriarche lui avais dis que Ghanima pouvais le ressentir, et qu’elle l’avertirait à ce moment la. Mais elle ne pouvait pas savoir avec précision où il était.

Ils entreprirent de passer par l’entrée du village, tout en observant les alentours, quand soudainement, Ghanima attrapa L’Étranger et le plaqua contre un mur, avant de lui indiquer d’un coup de menton en direction de l’allée, pour qu’il regarde discrètement.

Un humanoïde venait de s’avancer. De grande taille, les traits du visages marqué par le temps et couvert de givre, avec la peau aussi translucide que Ghanima. Mais, l'Étranger était plus surpris par la suite. L’homme avait des jambes poilus, d’un poils translucide et blanc comme sa chevelure, avec à la place de chacun de ses pieds, des sabots.

Un Satyre… chuchota Ghanima.

Notre héros va-t-il tenter de confronter le satyre, ou bien tenter de récupérer l’artefact d’une autre manière? Imaginez la suite ! Imaginez également… Pourquoi les satyres sont ici ? Quels liens ont-il avec Faerin?
A vos claviers.
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Re: Les Marionnettistes

Messagepar Llerayn » Dim 4 Aoû 2019 00:00

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