Les récits d'Herendil : Thalion le repenti

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Les récits d'Herendil : Thalion le repenti

Messagepar Raevalia » Lun 3 Fév 2020 21:57

Le vieil Elfe était lassé. Les bambins refusaient de l'écouter, préférant s'amuser avec des épées en bois. Le récit de Gonjin les avait pourtant calmé... Pourquoi refusaient-ils d'entendre celui du vieux sage Erzaèl ? Était-ce réellement une bonne idée d'avoir essayé de les captiver au-travers l'introduction sur les préceptes religieux qu'avait créé le sage en question ?
L'ouïe fine d'Herendil était mise à mal. Décidément, les enfants d'aujourd'hui ne rêvaient que de guerre, de conflits. Un peu comme cet ancêtre qui... L'idée germa ainsi dans l'esprit de l'Elfe. Il se racla la gorge et pris une profonde inspiration.

Les enfants ? J'ai changé d'avis, déclara-t-il. Je vais vous conter l'histoire du plus grand guerrier de la maison Raevalia. Il combinait honneur, piété, et talents au combat. Néanmoins, les plus grands héros cachent aussi les plus grands défauts. Hybris et croyance aveugle étaient les siens. Mais il fut le meneur de nos plus glorieuses batailles.

A ces mots, les enfants semblèrent s’être calmés. Après une concertation silencieuse, ils tournèrent leur visage enfantin vers le vieil Elfe et posèrent leur épée de bois avant de s’asseoir en tailleur sur le sol, silencieux, prêts pour le récit.


1 - Le Vengeur d'Adonysia

12 Apaï 1334

Les flammes des flambeaux luisaient dans l’obscurité dont était enveloppée la forêt de Jade. Les gardes faisaient leur ronde sur les remparts du village d’Ernkt, le village le plus à l’ouest de la forêt. A quelques centaines de mètres des palissades de bois était dressé le camp de l’armée des Loup Elfiques. Disséminés dans les environs, les guerriers étaient à l’affût du moindre bruit. Deux jours plus tôt, un éclaireur dont le bras était transpercé d’une flèche s’était écroulé, mort de fatigue et de la perte excessive de sang, aux pieds de l’Empereur Fabs. Ses uniques paroles avaient été « Nordiques, invasion ». Troublé, l’Empereur avait envoyé son armée à leur rencontre non loin de la côte. Néanmoins, leur présence n’avait toujours pas été confirmée.

Posé à une table devant l’entrée de sa tente avec deux officiers, Thalion Raevalia jouait aux dés. La concentration se lisait dans le visage des trois joueurs, vêtus de leurs armures bien que leurs épées reposaient non loin.

Trois cinq et je gagne ! s’écria le premier d’entre eux, un dénommé Hubert. Son nom était celui d’un humain, car il était le fruit du mariage entre un riche marchand et d’une Elfe sylvestre.

Tu te fais des illusions Bebert, répondit malicieusement l’autre, un certain Ysildion. J’ai quatre six.

Thalion les regarda l’un et l’autre, simultanément, et éclata de rire.

Vous n’êtes tous les deux que des tricheurs, ou des sacrés veinards. Je serais vous je garderai un œil sur ma femme ahah, sourit-il. Deux deux.

La pique fit rire Hubert, qui avait entendu parler des aventures nocturnes de l’épouse d’Ysildion dont le visage se décomposait. Néanmoins, celui-ci finit par sourire, empochant les pièces d’or sur la table.

Veillez sur la votre, général, car on dit d’elle qu’sa beauté s’rait semblable à celle d’la Déesse.

Un peu de respect pour notre sainte mère, capitaine, répondit Thalion s’efforçant de prendre un air sévère sans cacher son amusement.

En effet, si le général était un homme très pieu, il ne ressentait aucune attirance pour son épouse bien que celle-ci était pourtant d’une beauté peu commune. L’Elfe partageait ses nuits avec la douce Athelleen Kaelsarion. Il lui vouait un amour indéfectible, qu’il savait réciproque. La voix de Bebert le sortit de ses pensées.

On met quoi comme mise pour la prochaine ? J’compte pas rester sur une défaite aussi cuisante que celle-ci. Ce p’tit veinard me prendra pas tout’ ma bourse, ça j’vous l’dit.

Tu veux réellement tenter ta chance ? s’enquit Ysildion. Tu risques de perdre gros cette fo.

Un geste de main de Thalion lui intima l’ordre de se taire. Les deux officiers suivirent le regard de leur général, penauds. Au loin, on semblait entendre des cris. Thalion crut entendre « Sonner l’alarme ! » mais la voix était trop loin pour qu’il la perçoive distinctement. La gerbe de feu qui apparut soudainement mit fin à leur observation. Un garde tomba hors de la palissade, et une silhouette massive prit sa place, en braillant. Désormais, les cris étaient multiples. Tant des exhortations militaires que des cris de victimes.

Ils sont dans le village ! s’écria Thalion. Armez vous, et repoussons ces chiens du nord !

Sur ces paroles, il empoigna son épée Ceredril Noruì, et se précipita vers l’affrontement. Autours de lui se joignaient des fantassins de son armée, se précipitant vers le village en feu. Les Elfes esquivaient les buissons, les branches mortes et tous les obstacles que l’on peut trouver dans une forêt aussi dense que celle de Jade. Durant la course, Thalion clama ses ordres.

Je veux deux cent Elfes autours des palissades. Une ligne d’archer couverte par des fantassins pour protéger le campement et empêcher qu’ils fuient vers l’Est. Cent autres contournent le village et empêchent la retraite. Le reste, avec moi à l’intérieur ! On va les coincer ces fûts de bière !

Les cris plus ou moins viriles des guerriers permirent au général de comprendre que les ordres avaient été reçus. Devant la porte du village, deux nordiques affrontaient deux gardes qui ne tardèrent pas à finir à terre, le crâne fracassé par les lourdes haches de guerre.

Thalion courait plus vite que les autres, et fut le premier à arriver.

Pour Adonysiaaaa !!

Sur ce cri de guerre, il tournoya sur lui-même, enflammant l’arme enchantée pour asséner un coup violent au nordique le plus proche. Celui-ci bloqua la lame, mais, surpris des flammes qui la léchaient, réagit trop tard pour sauver sa gorge qui s’ouvrit dans une gerbe de sang. Son compère se jeta sur Thalion qui roula sur le sol entre ses jambes pour se relever. L’Elfe sauta et transperça la nuque de son adversaire qui s’écroula au sol.

Les autres Elfes arrivèrent à ce moment là et pénétrèrent le village en feu en beuglant. Thalion se pencha vers le premier nordique qu’il avait tué et jeta un œil à son blason. Le Royaume de la Nuit… Sans s’attarder plus longtemps, l’Elfe serra sa poigne sur Ceredril Noruì et entra dans le village à son tour. Celui-ci était en proie aux flammes. De nombreux cadavres de soldats, de nordiques et de civils jonchaient les rues maculées de sang. Des guerriers s’affrontaient de tout part. Les cris de souffrance des civils couvraient ceux des soldats et le bruit des lames qui s’entrechoquaient. Thalion se retourna et aperçut un garde se faire broyer le crâne sur la palissade par deux nordiques. Sans hésiter, il pointa son arme vers eux, et un jet de flamme en sortit. Celuic-i atteint les deux barbares qui commencèrent à se tordre de douleur. L’odeur de chair carbonisée caressaient les narines du guerrier.

Thalion eut le réflexe de se retourner et de parer la lourde hache qui lui aurait fendu le crâne et même le tronc en deux s’il n’avait pris garde à ses arrières. Il asséna un violent coup de genou à l’entrejambe du barbare qui ne sembla guère souffrir et qui força davantage sur l’épée de l’Elfe, qui sentait sa résistance vaciller. Thalion était désemparé. D’habitude, seules les femmes pouvaient supporter un tel coup. Et encore, il n’en avait jamais affronté. Une flèche atteint l’œil du nordique, soulageant les bras de Thalion qui, d’un mouvement ample et précis, trancha sa tête en deux.

Les nordiques massacraient sans distinction. Soldats et civils passaient au fil des armes grossières. Du tranchant de la hache, l’un d’entre eux frappa à-travers l’armure d’un Elfe avant de le projeter dix pas plus loin. Un autre ouvrit la gorge d’un péon, et, prenant soin de ne pas le tuer, ouvrit tout son tronc, avant de faire voler en éclat la cage thoracique à mains nues. Thalion réprima une violente envie de vomir à cette vue. Même s’il en avait vu d’autres, le spectacle était ignoble.

Son regard se projeta vers le coin d’une ruelle entre deux maisons en flammes, sur trois nordiques dévêtant une Elfe, dévoilant son corps pâle. Sans hésiter, Thalion couru vers les agresseurs, et lança son épée vers le plus proche. Celui-ci qui allait débuter sa besogne fut interrompu par la lame enflammée qui traversa son crâne. Les deux autres maugréèrent, et lancèrent la jeune Elfe derrière d’un geste nonchalant. Thalion jura, se maudissant d’avoir encore lancé son arme, devenant ainsi vulnérable. L’Elfe, au niveau des deux barbares, fit une roulade et empoigna un râteau juchant le sol. Il frappa un coup du manche qui fut stoppé et entaillé par l’épée du nordique, mais celui-ci ne vit pas la partie inférieure de l’outil pénétrer le défaut de l’armure au niveau du bas-ventre. Thalion asséna un coup de pieds à l’outil pour l’enfoncer davantage, ce qui fit hurler le nordique.

Le deuxième voulut frapper l’Elfe de son épée mais Thalion parvint à lui tordre le bras, et à récupérer l’arme. Celle-ci était lourde, mais il parvint, d’un geste circulaire, à décapiter ses deux adversaires. Il récupéra son épée du fourreau improvisé qu’était le crâne du troisième, et se dirigea vers l’Elfe qui se couvrait pudiquement le corps. Thalion la trouvait fort belle, mais là n’était pas le problème. Il lui demanda si elle allait bien. Celle-ci hocha timidement la tête. Le général retira sa cape et la lui tendit. Il aperçut la gratitude dans les yeux embués de larmes de la femelle Elfe qui partit aussitôt après avoir récupéré le précieux vêtement.

« Thalion Raevalia, sauveur de demoiselles en détresse », se surprit à penser Thalion en observant la silhouette menue de la rescapée se faufiler vers la forêt. Un cri familier attira son attention.

Ysildion ! lâcha le général en apercevant son ami se faire sectionner le bras sur la palissade.

Thalion sauta sur l’échelle la plus proche et l’escalada, pris de peur, le cœur battant fortement dans sa poitrine. Pouvait-il encore le sauver ? Il ne le savait guère mais s’en tenait à cet espoir. Espoir qui dura jusqu’à ce qu’à ce que la tête du capitaine ne fasse un brusque mouvement en arrière dans d’obscènes giclées, la gorge tranchée par les deux épées du barbare.

Le sang coula à chaudes goulées, et macula le visage et l’armure de Thalion qui arriva juste pour empêcher le corps de son ami de s’effondrer. Le capitaine tenta de bouger sa main restante, mais ses yeux horrifiés par la vision de son sang s’échappant de sa gorge se révulsèrent dans un dernier soupir. Le général lâcha le corps de son ami. Son armure, ses gants, son visage et même son diadème étaient couverts d’une épaisse couche de sang chaude. Le goût de celui-ci était d’ailleurs bien âpre dans la bouche de Thalion qui fut pris d’une violente colère.

Sa poigne se resserra sur Ceredril Noruì et les flammes qui s’en échappaient devinrent plus denses. Devant lui, le nordique semblait attendre qu’il se recueille pour l’affronter. Les peintures sur son visage laissaient supposer qu’il avait une certaine importance au sein de l’armée, et Thalion jugea que c’était celui qui dirigeait le raid. Il ferma ses yeux, se concentrant, et laissa son instinct guider son bras. Celui-ci frappa le nordique sur le flanc gauche, puis fut suivi d’un coup de pied sauté sur le bassin. Thalion roula au sol, sentant une des épées passer au ras du haut de son crâne, et fit une pirouette en se relevant, esquivant une autre qui aurait tailladé son flanc. Alors il ouvrit les yeux. Son regard était plein de haine, et il recula lentement.

Le barbare se jeta sur l’Elfe et asséna un coup de chaque épée que l’Elfe para l’un après l’autre. Les attaques se multiplièrent et le nordique ne semblait pas faiblir, alors que Thalion sentait la violence de chaque coup retentir dans son bras. Le sentant fléchir, il fit une brusque roulade en arrière, et tenta d’enflammer le nordique par un jet de flamme. Prévoyant la manœuvre, celui-ci frappa avec une vitesse ahurissante Ceredril Noruì, l’envoyant se ficher par-delà la palissade. Thalion essaya de frapper du poing le visage du nordique mais celui-ci intercepta le bras de Thalion, et le tordit dans un craquement sinistre.
L’Elfe poussa un cri de douleur, et se sentit soulevé par le barbare qui avait lâché ses armes. Les pieds du général ne touchaient plus terre. Lorsque son crâne fut assez proche de celui du nordique, il tenta de lui asséner un coup sur la tempe, mais il ne réussit qu’à se blesser davantage. Alors le nordique qui le tenait par le cou commença à affermir sa poigne. Thalion sentit sa gorge se serrer, la pression devenait violente. Sa vision se voilait progressivement.

Le général se souvint néanmoins de la présence d’un coutelas à l’arrière de son armure. De sa main gauche, il empoigna le manche, et planta la lame dans ce qu’il pensait être l’œil du nordique. Peu importe ce qui avait été touché, cela sembla marcher, car un mugissement agressa ses oreilles, la poigne se desserra aussitôt et il retomba sur le sol. Recouvrant l’usage de la vue, il aperçut le nordique tenir le manche du coutelas bel et bien planté dans son œil jusqu’à la garde. D’un geste qui surprit Thalion, il le retira lentement. Un liquide blanchâtre mêlé à du sang coulaient sur le visage du nordique qui exultait sa souffrance. Il était on-ne-peut plus menaçant désormais, avec la lame dans les mains et le visage défiguré. Thalion se releva péniblement, et chargea de l’épaule. Le barbare, qui peinait désormais à visualiser les distances, frappa trop tard et fut poussé contre le rebord de la palissade. Il perdit l’équilibre et s’effondra sur le sol, s’empalant sur la lance que brandissait un de ses camarades s’apprêtant à mettre fin à la vie d’un soldat elfique. Celui-ci, surpris de ce deus ex machina, planta alors son épée dans la bouche du nordique.

Thalion s’affaissa sur la palissade et scruta le village de son regard. Les affrontements semblaient avoir cessé. Du moins, les cris de guerre s’étaient tous mués en cris de désespoir. Des charrettes parcouraient déjà le village, ramassant les cadavres. Les jeunes filles ayant survécu plongeaient dans les bras de leurs époux si ceux-ci étaient encore vivants, les vêtements déchirés. Les mères pleuraient leurs enfants tombés, et les enfants tentaient vainement de réanimer leurs parents gisant dans une mare de sang. L’avancée nordique semblait avoir été stoppée sur ce village, mais à quel prix ?


*


L’aube se levait, donnant une nouvelle teinte à ce spectacle morbide. Les ruisseaux vermeils ruisselaient au soleil, lorsque celui-ci perçait la cime des arbres. Les soldats Elfiques étaient disposés autours de la tente de Thalion, qui y était rentré sans en ressortir depuis l’affrontement, quelques heures plus tôt. Les soldats priaient pour leurs compagnons tombés au combat, ou patientaient dans un silence religieux.

Les toiles de la tente du général s’écartèrent enfin pour laisser passer l’Elfe. Son visage et son armure étaient toujours maculés de sang. Ceredril Noruì était attachée à sa ceinture, hors du fourreau, découvrant la lame vermeille. Thalion portait dans le creux de sa main gauche le casque de général, qu’il ne portait presque jamais, préférant le port de son diadème incrusté d’émeraudes. Seuls les motifs de sa cuirasse étaient encore visibles. Celui de l’arbre de vie, également rougeâtre, ressortait au milieu de son poitrail. L’Elfe leva la main droite, interpellant tous les Elfes autours.

Soldats Elfiques, clama-t-il, vous qui avez été témoins des pires horreurs de ce monde, je ne peux que vous remercier d’avoir tenu vos positions et combattu ces monstres sanguinaires à mes côtés cette nuit. La Déesse, louée soit-elle, nous a laissé la vie sauve. Méditez sur ces paroles, car cela a une signification bien précise. Nous avons été laissé en vie pour un but précis, que la Déesse Adonysia entretient pour chacun d’entre nous. Cependant, elle nous a choisi nous, et non nos valeureux camarades, tombés pour protéger le peuple Elfique et nos frontières.

Les guerriers approuvaient tristement du regard, mais leurs yeux étaient tous dirigés vers le général, qui semblait auréolé grâce à la lueur du soleil qui perçait. Ce général qui avait tant combattu cette nuit, qui n’avait pas hésité à se jeter en avant des ennemis. Ce même général qui avait à la hâte dicté une stratégie qui avait payé. Quel autre général pouvait prétendre à être l’égal de Thalion Raevalia ?

Mais, mes amis, poursuivi Thalion, l’heure n’est pas aux pleurs. Réservons là pour la fin de la guerre, car oui, les nordiques du Royaume de la Nuit ont bel et bien déclaré la guerre au peuple Elfique. L’affrontement de cette nuit n’était que les prémisses d’une guerre effroyable dont l’issue ne repose que sur notre vaillance et notre foi. Mais, guerriers Elfiques, cette guerre, je veux la mener à vos côtés ! Si je devais choisir parmi la grande armée des Loups Elfiques, c’est vous, poignée de soldats, que je choisirais, car cette nuit, c’est grâce à votre courage, grâce à votre habileté et grâce à votre piété que nous avons su défendre ce village !

Quelques cris émergeaient des rangs. Voici ce qu’avaient les Elfes devant eux, un chef de guerre hors du commun. Un élu de la Déesse, ça ne faisait aucun doute.

Faisons la guerre à ces chiens du Nord ! Ceux qui osent profaner des insultes à l’encontre de notre Déesse, et qui préfèrent vénérer Kanghar plutôt qu’elle ! Mais c’est désormais grâce à vous que je vais la venger ! Je sais quel est ce but que la Déesse Adonysia a pour moi, c’est de mener sa guerre contre les hérétiques ! POUR ADONYSIA ! ET QUE LA MORT FRAPPE NOS ENNEMIS !

L’Elfe avait dégainé son épée et brandit en l’air, dans un jet de flammes en clamant ces paroles. Le cri des soldats fut unanime. Tous levèrent leurs armes en clamant en cadence :

LE VENGEUR D’ADONYSIA ! LE VENGEUR D’ADONYSIA !

Thalion passa le regard sur son armée, les flammes de son épée faisant fondre le sang séché. Ces guerriers galvanisés prêts à marcher sur Rudeval à trois-cent s’ils le pouvaient. La légende était née.
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Raevalia
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